L’idée du PQ est simple : imposer 60 minutes d’activité physique dans les écoles par jour.
Pour améliorer le bien-être mental des jeunes, les encourager à décrocher des maudits écrans, les amener à adopter de saines habitudes de vie.
Et, qui sait, désengorger éventuellement les hôpitaux en prévenant en amont l’apparition de maladies.
Qui est contre ça ?
OUI, MAIS !
Malheureusement, PSPP n’avait pas fini sa phrase que déjà, les oppositions fusaient de toutes parts.
Oui, mais... faudrait revoir les horaires.
Oui, mais... faudrait enlever d’autres cours.
Oui, mais... quand il pleut, les enfants prennent leur récré dans les gyms.
Oui, mais... ce ne sont pas toutes les écoles qui ont de grands gyms.
Et le légendaire : « Oui, mais... avant d’aller de l’avant, il faudrait faire des études et organiser des états généraux sur l’éducation. »
Regardez bien, dans deux jours, on va nous sortir le sempiternel projet pilote.
Car au Québec, on ne peut rien faire sans un projet pilote.
On veut servir davantage de fruits et légumes dans les cafétérias des écoles ?
Hmmmm, il faudrait mettre sur pied un projet pilote pour voir quels seraient les impacts sur les jeunes.
Peut-être que s’ils mangent plus de fruits, les enfants iront plus souvent aux toilettes et la plomberie de nos écoles ne pourra plus fournir, entraînant un reflux d’égout.
Sans oublier une hausse marquée de l’absentéisme pour cause de diarrhée...
Donc, on va prendre une école à Chibougamau et on va « tester » le projet pendant trois mois, pour voir si ça provoquera des bris de tuyaux ou des glissements de terrain.
Après ça, on se demande pourquoi rien ne change au Québec...
La moindre décision requiert un « consensus social »!
On se croirait à l’UQAM...
« Ce soir à 20 h, dans l’amphithéâtre central, il y aura un vote pour savoir si vous êtes d’accord ou pas avec la proposition 2.3.4 visant à changer une virgule dans la description du cours de M. Lambert. »
TROP COMPLIQUÉ !
Une idée pour le PQ : dites que vous allez créer une société d’État destinée à coordonner l’implantation de cette heure d’activité physique.
Ça, on aime ça !
« Physi Québec ! »
Un organisme avec ses bureaux, ses budgets, ses fonctionnaires...
Une boîte de plus dans l’organigramme !
Et qu’est-ce qu’on fait avec les élèves asthmatiques qui ont de la difficulté à courir ?
Ceux qui n’ont qu’une seule jambe ?
Il va sûrement y avoir des demandes d’accommodements ! Faudra-t-il prévoir des vestiaires pour les intersexes ?
Le PQ veut imposer une heure d’activité physique ? Hmmmm, ça ressemble à du fascisme, ça.
Tous les régimes dictatoriaux ont mis l’accent sur le sport. C’est ce qu’on faisait dans l’Italie de Mussolini, on obligeait les jeunes à faire de la gymnastique dès l’entrée à l’école primaire !
Les séparatistes veulent-ils embrigader nos enfants ?
Finalement, on va dire que c’est trop compliqué, trop controversé, trop exigeant pour les profs qui sont assez débordés comme ça...
Et on ne fera rien.
FAIRE DE L’ARGENT AVEC LES VIEUX
Une lectrice qui vit dans une RPA m’a envoyé la liste des nouveaux tarifs imposés par le propriétaire.
Vous savez, quand vous appelez votre mère à sa résidence et qu’elle ne répond pas ? Vous vous demandez si elle est tombée, si elle a besoin d’aide ou si elle n’a tout simplement pas entendu la sonnerie.
Ou alors vous l’appelez, et c’est toujours occupé...
Eh bien, à la résidence de cette dame, si vous appelez le concierge pour voir s’il ne pourrait pas cogner à la porte de l’appartement de votre mère pour s’assurer que tout est correct, ça coûte maintenant 15 $.
Changer une ampoule : 15 $.
Prise de pression : 21 $.
Aide au déplacement : 21 $.
Faire passer un test COVID-19 : 30 $.
La liste que cette lectrice m’a envoyée comprend une quarantaine de nouveaux tarifs...
« Un peu exagéré », m’a dit la dame.
C’est le moins qu’on puisse dire...
LES URGENCES : DES MILIEUX DE VIE ?
Parlant de personnes âgées : les urgences servent maintenant à « parquer » des personnes en attente d’une place en CHSLD.
Ces gens n’ont pas besoin de soins urgents, juste d’un endroit où vivre...
Pas étonnant que nos urgences débordent !
À quand des campements dans les urgences de nos hôpitaux ?
C’EST LE PIED !
Un orthopédiste allemand qui veut vivre et travailler au Québec se heurte à toutes sortes d’obstacles, car il a été formé à l’étranger.
Il faudrait que cet expert refasse sa résidence ici ou qu’il soit parrainé pendant trois mois par une université québécoise pour qu’on « évalue ses capacités ».
Quoi ? Les pieds des Allemands sont différents de nos pieds ? Ils ont sept orteils chacun et deux talons ?
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1 week ago
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