TAMPA | Ce ne sont pas les défis qui font peur à Yanni Gourde et ça tombe bien, parce que le Québécois aura plusieurs responsabilités durant la série opposant le Lightning au Canadien.
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D’abord, le joueur de centre du troisième trio de Tampa Bay devra avoir à l’œil la menaçante première unité du CH, composée de Cole Caufield (51 buts), de Nick Suzuki (101 points) et de Juraj Slafkovsky (30 filets).
« On les connaît, ce sont de bons joueurs offensifs. Honnêtement, ils sont vraiment bons et très rapides. Il va falloir les contenir en unité de cinq », a analysé Gourde, samedi, à la veille du premier match éliminatoire à Tampa.
Son nouveau partenaire, Nick Paul, qui remplace Pontus Holmberg, blessé le 6 avril par une porte mal fermée, est du même avis.
« C’est bon un trio. Ce sera un affrontement physique et empreint de vitesse. Il faudra gérer la possession de la rondelle et les confiner dans leur zone », a dit le gros ailier de 6 pi 4 po et 234 lb.
Un grand cœur
À quelques pas de lui dans le vestiaire du centre d’entraînement du Lightning, Gourde paraissait un peu plus grand, les patins encore aux pieds, que ses 5 pi 9 po et 173 lb.
Ce n’est pas seulement sa posture ou la confiance qu’il dégage. C’est de la façon qu’il joue, comme s’il mesurait quelques pouces de plus.
« Tout part du cœur. La taille de Yanni n’a pas d’importance pour lui. Chaque fois qu’il lutte contre un adversaire, il va tout donner », a louangé Paul.
Une inspiration
Contre toute attente, Gourde arrive au deuxième rang des siens avec 115 mises en échec, derrière les 195 du Letton de 6 pi 3 po Zemgus Girgensons et devant les 112 du défenseur de 6 pi 4 po Erik Cernak.
« Il doit être une inspiration pour les petits joueurs et ceux qui ne l’ont pas facile. Yanni a toujours trouvé le moyen de se faire une place et de la conserver. C’est une question de volonté et de désir. Il a ça en lui. Il n’abandonne jamais », a remarqué l’entraîneur Jon Cooper, qui a aussi dirigé la formation nationale à la Confrontation des 4 nations et aux Jeux olympiques.
« C’est difficile de l’affronter. Des joueurs de l’équipe Canada m’ont raconté à quel point il était compliqué de jouer contre lui », a-t-il poursuivi.
Jamais repêché et ayant dû passer par la ECHL, Gourde aime bien jaser sur la patinoire et mettre son nez un peu partout.
« Ça fait partie de la game et des séries éliminatoires. Quand je suis impliqué émotionnellement dans un match, ça m’aide », a-t-il admis.
En infériorité
L’athlète de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, dans Chaudière-Appalaches, évolue aussi pour le troisième meilleur désavantage numérique du circuit. Et il a eu de la job cette saison, car le Lightning a été l’équipe la plus punie de la LNH avec 1207 minutes au cachot.
« J’adore ce rôle-là. J’essaie de performer au mieux de mes capacités. Mais ça se fait en équipe », a humblement dit Gourde, qui espère toutefois que son club sera plus discipliné en séries, sans perdre son intensité.
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