Sept jours avant la mort d’Éric Benoit, un couple de Saint-Bruno-de-Montarville lui versait un dernier chèque de 50 000 $ pour rénover sa maison.
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Ahmad Tavassoli et sa conjointe Maria Korpijaakko ont payé 59 710 $ au total à Covem Construction pour une rénovation, plaident-ils dans une poursuite déposée en Cour du Québec.
Le 20 août, soit une semaine avant la mort de l’entrepreneur, ils ont versé le dernier acompte, soit 50 000 $. Onze jours plus tard, le portail client de l’entreprise affichait « Payé à ce jour : 59 710 $ » et « Facturé à ce jour : 0,00 $ ».
Un représentant de Covem leur aurait ensuite confirmé que les activités cessaient et que tout le personnel était mis à pied. Le couple réclame maintenant le remboursement intégral devant les tribunaux.
Dix poursuites
Au moins 10 poursuites visent aujourd’hui Covem Construction, totalisant plus de 207 000 $.
Deux créanciers, Fondation Rive-Sud et Liquid Capital Exchange, avaient déjà fait saisir les comptes de l’entreprise à la Banque Royale avant même la mort d’Éric Benoit, preuve que l’entreprise battait de l’aile bien avant le drame.
Un plombier, un fournisseur de béton et un couvreur impayés s’ajoutent à la liste, tout comme une entreprise de décontamination qui réclame plus de 25 000 $ pour des chantiers à Montréal et à Brossard.
Un propriétaire de Longueuil poursuit aussi Covem aux petites créances pour des travaux de salle de bains jamais complétés, malgré un paiement intégral de plus de 117 000 $.
Dans ce cas, le propriétaire reproche à Covem des moisissures découvertes après un dégât d’eau causé par une installation défectueuse faite par son plombier, en plus de travaux de céramique et de finition jamais menés à terme.
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