Une nouvelle méthode de contraception masculine pourrait bientôt offrir une alternative à la vasectomie. Des chercheurs et entreprises nord-américaines travaillent sur un hydrogel injectable qui bloquerait temporairement les canaux qui transportent les spermatozoïdes.
Depuis près de 50 ans, le médecin indien Dr Guha travaille au développement du RISUG, une méthode contraceptive masculine injectable. Aujourd’hui, deux entreprises américaines tentent de développer cette technologie en Amérique du Nord.
Selon le Dr Jean-Philippe Bercier, médecin de famille spécialisé en vasectomie et en santé reproductive masculine, cette approche pourrait changer la donne : « Le grand avantage de ça, c’est que ça serait potentiellement [...] plus réversible [que la vasectomie] ».
Contrairement à la vasectomie, l’intervention ne consiste pas à couper ou brûler les canaux déférents, qui transportent les spermatozoïdes, a-t-il expliqué en entrevue à QUB radio et télé, diffusé simultanément sur les ondes du 99,5 FM Montréal, mercredi.
Un médecin y injecte plutôt un hydrogel qui empêche les spermatozoïdes de poursuivre leur chemin.
Ce serait « une manière de switcher un petit peu d’un bord puis de l’autre. Je veux une contraception, je peux l’enlever ».
Une étude en phase 2 est actuellement menée au Canada afin d’évaluer la sécurité, les effets secondaires et la réversibilité de cette méthode : « On cherche 10 à 20 patients au Canada dans nos cliniques au Québec puis en Ontario pour essayer de faire ça. [...] dans les cliniques Bercier ».
Le Dr Jean-Philippe Bercier estime que s’il y a une demande, les compagnies pharmaceutiques suivront. Ce nouveau contraceptif permettra d’offrir une nouvelle option aux hommes pour qu’ils « prennent en main leur contraception » et alléger la charge contraceptive des femmes.
« Je pense que notre société est prête à ça aussi », ajoute le docteur.
Écoutez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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1 week ago
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