Troisième lien à l’est: sans volet autoroutier, «c’est faire fausse route», selon Blaney

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Le maire de Lévis, Steven Blaney, est très clair sur ses attentes à l’approche de la campagne électorale provinciale : il réitère la nécessité d’un troisième lien autoroutier à l’est et affirme qu’un parti qui proposerait autre chose commettrait une erreur.

« Les partis qui n’ont pas l’intention d’avoir un bouclage périphérique autoroutier à l’est [ne rendent pas service] à la région de Québec, de Lévis, à tout l’est du Québec et ils font fausse route », tranche-t-il sans détour en point de presse préconseil municipal.

Le Parti Québécois est le seul à proposer un nouveau lien interrives réservé exclusivement au transport en commun.

Sans aller jusqu’à pointer du doigt le chef Paul St-Pierre Plamondon, le maire Blaney a invité les journalistes présents à « faire le calcul dans leur tête ».

« C’est clair qu’on va dans le même sens que les formations qui appuient un projet de bouclage autoroutier à l’est. La mobilité routière est importante et elle est complémentaire au transport en commun », poursuit-il.

Le maire de Lévis avait pourtant affirmé la veille qu’il était prêt à regarder le projet péquiste consacré au transport en commun.

Souhaite-t-il donc en priorité un troisième lien autoroutier et, ensuite, un « quatrième lien » en transport en commun ?

Invité à préciser sa pensée, Steven Blaney soutient qu’une option hybride sur la même infrastructure peut tout à fait cadrer avec les besoins de Lévis à condition que le volet autoroutier soit priorisé et qu’il permette le transport lourd.

Eaux usées

Préférant attendre le déclenchement de la campagne avant d’émettre sa liste de souhaits pour le prochain gouvernement, M. Blaney a tout de même fait part indirectement de ses deux priorités.

En plus d’un troisième lien autoroutier, il souhaite avoir l’appui financier de Québec pour effectuer les travaux majeurs prévus aux stations de traitement des eaux usées (STEU) de Saint-Nicolas et Desjardins.

Le maire a aussi confirmé que le conseil municipal allait demander officiellement au gouvernement du Québec une aide financière à hauteur de 61,5 M$, soit 40 % des 172 M$ nécessaires pour la réalisation du chantier.

Malgré le retard accumulé dans le projet, il maintient son objectif de mettre fin au moratoire sur les nouvelles constructions toujours en vigueur d’ici 2028.

Le plus récent échéancier des travaux sur les STEU de Saint-Nicolas et Desjardins, lui, prévoit que les nouvelles installations seront opérationnelles d’ici la fin de 2029.

« On veut travailler en collaboration et offrir de la prévisibilité aux promoteurs, pour faire en sorte qu’ils puissent avancer leur projet et se raccorder au système dès le moment où on mettra nos stations en fonction. »

Levier supplémentaire

Aux yeux du maire Blaney, le contrat de 11 G$ octroyé au chantier Davie par le gouvernement du Canada représente un nouveau levier dont dispose la Ville pour faire valoir ses arguments.

Celui-ci devrait inciter le gouvernement du Québec à investir encore davantage dans la mise à niveau des infrastructures de la ville.

« On est, selon les indications qu’on a, déjà dans les priorités gouvernementales. C’est clair que les investissements annoncés hier ont une valeur ajoutée. [...] Au-delà des stations de Saint-Nicolas et Desjardins, nos stations de traitement secondaires ont aussi besoin d’une mise à jour pour soutenir la croissance », conclut-il.

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