La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis n’a pas freiné les ambitions de l’Aluminerie Alouette. L’entreprise de Sept-Îles maintient ses effectifs et prévoit investir 1,5 G$ dans ses installations au cours des prochaines années.
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L’aluminerie Alouette de Sept-Îles se tire bien d’affaire, selon son président, Claude Gosselin. Ce dernier souhaite que le résultat des élections de mi-mandat aux États-Unis contribue à insuffler davantage de prévisibilité à l’industrie de l’aluminium. L’escalade verbale des derniers jours entre les politiciens des deux côtés de la frontière ne l’inquiète toutefois pas.
Qualifiant les relations commerciales avec les États-Unis de chaotiques, M. Gosselin espère que le climat s’améliorera à la suite des élections de mi-mandat.
« On va voir si ça va être maintenu à long terme, pour plus de 6 à 12 mois, ou si ça risque de se clamer », déclare-t-il.
L’aluminerie, qui a renouvelé son contrat d’électricité avec le gouvernement du Québec jusqu’en 2045 il y a un an, n’a pas réduit ses effectifs et ne prévoit pas le faire. Quelque 1,5 G$ seront par ailleurs investis dans ses installations au cours des prochaines années.
« Les actionnaires ont confiance dans le potentiel d’Alouette. On est tous convaincus que tôt ou tard, la raison va finir par l’emporter. C’est une question de temps. Présentement cette année, on est surpris que les prix aient monté autant alors que l’automne passé, ils étaient en train de s’effondrer complètement », indique Claude Gosselin.
En attendant une amélioration des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, Claude Gosselin se concentre sur la mission première de l’aluminerie, la plus grande des Amériques.
« Ce qu’on a à faire nous ici, c’est de travailler sur notre performance, notre compétitivité. C’est ce qu’on fait. On fait des investissements en ce sens, on travaille avec les employés pour amener certains changements, certaines technologies pour continuer d’avancer », ajoute-t-il.
Claude Gosselin rappelle par ailleurs que d’autres pays producteurs d’aluminium se sont également vus imposer des tarifs sur ce métal par l’administration Trump.
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