Le ministre des Transports, Jonatan Julien, estime que le péage constitue « la bonne avenue » pour financer le développement ou l’élargissement du réseau routier en bien piètre état au Québec.
En marge de l’assermentation de la première ministre Christine Fréchette mercredi, Julien a été questionné sur le déficit d’entretien du réseau routier, qui a doublé depuis que la CAQ est au pouvoir.
Il faudrait dorénavant investir 24,5 milliards $ pour que l’ensemble des routes et des infrastructures du réseau soient remises en bon état.
Alors que les revenus de taxe sur l’essence de l’État sont appelés à diminuer avec la multiplication des véhicules électriques sur les routes, la question du financement des réparations de nids-de-poule et de l’entretien préventif se pose.
En rappelant les exemples des ponts à péage sur les autoroutes 30 et 25 dans la région métropolitaine, le ministre a signalé qu’au Québec, « on le fait déjà ».
Pas suffisant
Mais il faudrait qu’il y en ait d’autres à l’avenir.
« On a 30 000 kilomètres de routes au Québec. On met 85 % [de l’argent] du Plan québécois des infrastructures [PQI] pour le réseau routier en maintien d’actifs. Maintenant, même à ça, ce n’est pas encore suffisant », a-t-il reconnu.
Selon lui, il faut continuer en ce sens pour tous les nouveaux développements.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
« Si quelqu’un doit élargir, augmenter le réseau routier, je pense que l’avenue du péage est la bonne avenue. »
En 2024-2025, c’est 4,1 milliards $ d’argent public qui est investi sur les routes.
Fréchette y songe
Questionnée à ce sujet lundi lors de son premier point de presse comme cheffe de la CAQ, Christine Fréchette n’était pas allée aussi loin, sans fermer la porte à l’idée du péage pour de prochaines infrastructures routières.
Elle s’engage d’ailleurs à concrétiser un projet de troisième lien entre Québec et Lévis seulement s’il s’agit d’un projet public-privé avec péage.
Dans le cadre de la publication d’un dossier sur les routes en déroute dans Le Journal, le professeur Jean-Philippe Meloche, de l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal, a plaidé pour le retour au péage au Québec.
« Je pense qu’éventuellement, on n’aura peut-être pas le choix », a-t-il prévenu.
Le professeur Alan Carter, de l’École de technologie supérieure, estime aussi qu’il s’agit de la bonne solution, pourvu que l’argent recueilli serve à l’entretien de la route en question.
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1 week ago
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