Que vaut (vraiment) le travail?

1 week ago 3

En cette Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, une question se pose de plus en plus brutalement. Que vaut vraiment le travail dans nos sociétés riches et avancées ?

Elle se pose d’autant plus que le 1er mai marque aussi, avec une ironie cruelle, le jour où le salaire minimum est soi-disant « augmenté ».

Après que les élus de l’Assemblée nationale se sont accordé des augmentations majeures de salaire, le salaire minimum pour les moins chanceux passe donc de 16,10 $ à 16,60 $.

Pas de quoi se réserver un siège d’avion pour Paris. Encore moins se magasiner un condo ou une maison.

Avec l’inflation et les hausses de loyer, il n’y a surtout pas de quoi pour se loger et se nourrir décemment. On oublie de vivre et on attache sa tuque en mode survie.

En cela, le salaire minimum est devenu une indécence politique, économique et sociale. Les employés obligés de s’en contenter travaillent pourtant aussi fort que le fameux 1 % des mieux nantis. Parfois même plus...

J’insiste à nouveau : les écarts de richesse au Québec et au Canada se creusent à nouveau sous nos yeux.

Ça prend combien ?

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a publié son rapport annuel sur le « revenu viable ». Dit autrement, ça prend combien d’argent pour se sortir minimalement la tête de l’eau ?

Les montants varient, bien sûr, selon les régions et la taille des ménages. La seule certitude est que le salaire minimum ne s’en approche même pas. Ex.: à Montréal, le revenu viable pour une personne seule est de 41 585 $.

Si les revenus des employés à « petits salaires », comme on dit, sont insuffisants, c’est aussi parce que les coûts combinés du logement, de l’épicerie et du transport fracassent tous les records.

S’il faut une voiture dans certaines régions, les hausses astronomiques des loyers et de la nourriture frappent cependant tout le territoire.

Or, l’approche du gouvernement caquiste, au lieu d’imposer tout au moins un contrôle réel des loyers, a été d’envoyer des chèques ponctuels minimes qui ne changent rien à long terme pour ceux qui les reçoivent.

Repenser notre filet social

En ces temps où le coût de la vie est hors de contrôle, il nous faudrait repenser notre « filet social » ou, tout au moins, l’adapter aux réalités nouvelles.

Il n’y a qu’à voir les milliers de Québécois qui dorment dans la rue, qui font la file devant les banques alimentaires ou qui sont tout simplement incapables de payer leur épicerie parce que leur logement coûte trop cher.

En plus d’augmenter plus nettement le salaire minimum, l’urgence est d’agir entre autres plus en amont sur le prix des logements et de l’alimentation.

Tout comme, en le réclamant aussi du fédéral, il faudra assurer des revenus plus décents aux nombreux retraités actuels et futurs dépourvus de fonds de pension ou de REER.

La campagne électorale approche. Les partis politiques seront-ils au rendez-vous ?

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