Sitôt émise par Téhéran, sitôt rejetée par Washington : la proposition de Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz a été balayée du revers de la main par Donald Trump, qui y a possiblement vu un aveu de faiblesse de la part de l’Iran, estime un expert.
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« On ne sait pas à ce stade-là si l’Iran a tendu la main ou si, en réalité, elle a un peu tendu la joue parce que peut-être que le régime des sanctions économiques de Trump fonctionne », a mentionné Sébastien Boussois, chercheur spécialiste du monde arabe et directeur de l’Institut géopolitique européen, en entrevue à LCN, dimanche.
La réouverture du détroit d’Ormuz servirait assurément les intérêts des Américains et du reste de la planète, en mettant possiblement fin à la montée fulgurante du prix du pétrole.
Néanmoins, la proposition de Téhéran, si elle avait été acceptée par Washington, aurait aussi bénéficié à l’Iran, puisqu’elle incluait le dégel de 12 G$ en avoirs iraniens et la levée de plusieurs sanctions économiques.
« Est-ce que l’Iran a demandé ça parce qu’il serait peut-être un peu étranglé ? La situation économique est compliquée là-bas, mais comme il a la résistance comme idéologie de survie, on ne sait pas à ce stade-là effectivement et donc à partir du moment où ils arrivent avec cette proposition, Donald Trump la balaye parce qu’il se dit peut-être qu’en fait le régime iranien est en train de s’affaiblir économiquement et que si on allège, on est contre-productif. Donc Trump a fait le choix de balayer la proposition de Téhéran », résume Sébastien Boussois.
Samedi, le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a d’ailleurs annoncé avoir envoyé des émissaires dans plusieurs pays pour convaincre ceux-ci d’imposer des sanctions économiques supplémentaires à l’Iran.
« Si cette proposition de l’Iran est arrivée à ce moment-ci, c’est parce qu’il y a d’autres pays qui finissent par embarquer », croit le spécialiste du monde arabe.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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