Mettons que vous êtes locataire et que vous vivez dans un taudis.
Un trou.
Moisissure sur les murs, plancher qui gondole, plafond qui fuit.
Seriez-vous excité si je vous disais : « Hey, on devrait acheter ce logement et devenir propriétaire » ?
Probablement pas.
Vous me diriez : « C’est déjà assez déprimant de payer un loyer pour cette cambuse, je ne vois pas pourquoi je m’endetterais pour l’acheter ! »
Eh bien, voilà pourquoi l’appui à la souveraineté ne décolle pas.
Les gens regardent le Québec et se disent : « On veut vraiment être proprio de ça ? Qu’est-ce que ça changerait exactement ? »
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
NOTRE VIE EN DANGER
Le 27 février dernier, une femme de 54 ans a subi une mastectomie partielle. Comme La Presse l’a écrit, son médecin doit obtenir le rapport de pathologie de sa tumeur et des ganglions prélevés pour décider de la suite de ses traitements.
Mais sept semaines plus tard, la dame n’a toujours pas reçu ses résultats.
Elle ne sait pas si le cancer est toujours là.
Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.
Donc, elle ne peut commencer ses traitements de chimio.
On est rendu là.
Le système qu’on finance à la sueur de notre front est tellement décâlissé qu’il met notre vie en danger.
Tu paies, tu paies, tu paies, et quand tu en as finalement besoin, il n’est pas là.
Ce n’est pas la faute du personnel.
C’est la faute du système lui-même.
Les fondations sont en train de craquer.
Comme les routes, les écoles, tout.
« ON POURRAIT FAIRE UN SOLARIUM ! »
Il y a des gens qui ont de l’imagination.
Ils visitent un taudis et ils peuvent imaginer comment ils pourraient le transformer, ce qu’ils pourraient y bâtir.
Une cuisine laboratoire à gauche, un solarium à droite... On abattra le mur, dans le fond, et on fera un gros salon double ou une salle de jeu pour les enfants...
Ils voient les possibilités. Dans leur tête.
Ils regardent les murs croches, les coulisses sur le plancher, la rouille sur les fenêtres, et ils s’émerveillent.
Moi, je n’ai pas ce don.
Quand je suis au milieu d’un trou, je vois... un trou.
Eh bien, je pense que les Québécois sont comme ça.
Ils regardent le Québec et ils voient... un trou.
Oh, la cour est belle ! De beaux lacs, de belles grosses forêts !
Mais le balcon, la galerie, le toit, le sous-sol, l’escalier, la cuisine, le salon, le système électrique, la salle de lavage, tout doit être refait !
• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Tout.
T’as beau leur chanter : « C’est le début d’un temps nouveau, à partir d’aujourd’hui, demain nous appartient ! », ils ne ressentent aucune émotion.
Le projet souverainiste est un élan. Un rêve. Une espérance. Une aspiration.
Tu dois être capable de te projeter dans l’avenir.
Pour adopter le langage techno, c’est de « la réalité augmentée ».
Tu mets des lunettes, et tu vois ce à quoi pourrait ressembler le monde.
Ton monde.
Je pense que la situation au Québec s’est tellement dégradée au cours des dernières années que les Québécois n’arrivent plus à se projeter dans l’avenir.
Ils sont tétanisés.
Ils regardent autour d’eux, et ne savent pas par où commencer.
C’est triste, mais c’est ça.
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1 week ago
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