Pourquoi la forteresse nationaliste de Terrebonne est tombée?

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La circonscription de Terrebonne passait pour une forteresse nationaliste, indépendantiste.

C’était vrai, il y a quelques années encore.

Mais comme j’ai eu l’occasion de le répéter à quelques reprises, à La Joute et ailleurs, elle ne l’était plus depuis quelques années.

Et de fait, lundi soir, le Parti libéral du Canada l’a remportée.

Grâce à l’effet Carney ? Un peu, évidemment, la propagande fédérale fonctionne bien.

PLC

Mais l’essentiel est ailleurs. Le Bloc a eu presque le même nombre de votes que le PLC. Qu’est-ce qui a avantagé ce dernier, alors ?

Le changement démographique de Terrebonne, évidemment, sous la pression de l’immigration massive.

La présence de plus en plus grande de populations issues de l’immigration dans la circonscription élargit le socle libéral, lui donne une base électorale toujours plus grande, sur laquelle le PLQ peut compter en toutes circonstances.

Je parle du PLC, mais je pourrais aussi parler du PLQ – les deux appartiennent au même complexe institutionnel intégré au fédéralisme canadien.

On y verra un effet domino. Laval s’est transformée en extension électorale du West Island, et Terrebonne devient une extension électorale de Laval. Les mêmes causes entraînent partout les mêmes conséquences. Tout le 450, à terme, sera entraîné.

Je sais, il est généralement interdit de parler de cela, car on craint les accusations de racisme qui viennent des commissaires politiques du régime.

C’est le traumatisme du vote ethnique de Jacques Parizeau, le 30 octobre 1995.

Sauf que Jacques Parizeau n’avait rien dit de faux, même s’il l’avait dit indélicatement, et au mauvais moment.

Le fait est que les partis nationalistes trouvent leur base électorale dans la majorité historique francophone et chez ceux – ils existent – qui s’y sont pleinement intégrés, au point d’en partager, au-delà de la langue, la culture, les mœurs et la conscience historique.

Mais massivement, les populations issues de l’immigration votent pour les partis fédéralistes, et cela, bien au-delà de la première génération.

C’est normal. Elles ne sont pas arrivées au Québec, mais en Amérique du Nord, au Canada. C’est à ce pays qu’elles s’identifient. Il ne s’agit pas de les blâmer : c’est un comportement naturel.

Tant que nous ne serons pas un pays indépendant, nous ne serons pas la norme identitaire chez nous.

Et qu’on ne se trompe pas : si les populations immigrées ne votent pas pour les nationalistes, ce n’est pas parce que ces derniers ne sont pas assez ouverts, mais parce que le Québec francophone n’est pas assez fort.

Immigration

Ce n’est pas sans raison qu’Ottawa et les partis qui servent le régime canadien veulent toujours plus d’immigration. Il s’agit pour eux de verrouiller l’avenir politique du Québec et de transformer la composition de la population pour être définitivement au pouvoir. Cette tendance ne changera pas.

Si les nationalistes ne veulent pas être définitivement désavantagés structurellement lors des élections, ils doivent urgemment mettre un terme à l’immigration massive.

En auront-ils le courage ?

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