Oui, les libéraux ont remporté trois circonscriptions lundi soir. Rien de renversant. La vraie onde de choc, elle est ailleurs : dans l’effondrement du vote conservateur.
En Ontario comme à Terrebonne, les conservateurs n’ont pas simplement perdu. Ils ont été humiliés. À University–Rosedale, ils se sont même fait dépasser par le NPD — un parti qu’on disait marginal, à peine audible à la Chambre des communes. C’est dire l’ampleur du recul.
Échecs
Depuis avril 2025, les signaux d’alarme s’accumulent. Défaite électorale. Incapacité de Pierre Poilievre à se faire élire dans sa propre circonscription de Carleton. Défections de députés vers les libéraux, leur offrant une majorité. Et maintenant, cette débâcle dans les partielles. Que faut-il de plus ?
Imaginons un instant un autre chef conservateur dans une situation similaire. Combien de temps aurait-il survécu ? Pierre Poilievre lui-même aurait-il toléré un tel enchaînement d’échecs ? Quand on se souvient de la manière dont il a contribué à l’éviction d’Erin O’Toole, la réponse semble évidente.
Certains diront qu’il n’y a personne pour prendre la relève. Justement. C’est là que le bât blesse.
Pierre Poilievre a dirigé le parti comme une entreprise familiale dont il serait l’unique actionnaire. Peu de place aux autres. Peu de lumière partagée. Pas d’équipe mise de l’avant en campagne. Les ambitions internes ont été étouffées, les voix marginalisées. Résultat : aucun dauphin, aucune relève crédible.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Crise
Et pourtant, les conservateurs ont déjà dominé les sondages sous sa gouverne. Des chiffres spectaculaires... jamais convertis en victoire. Sa politique s’est résumée trop souvent à une obsession : Justin Trudeau. Mais Trudeau est parti. Et avec lui, le carburant politique de Poilievre. Il est, depuis, en panne sèche.
Pierre Poilievre a eu sa chance. Puis une deuxième. Puis une troisième. Le constat est brutal : il a échoué.
Et le message envoyé aujourd’hui est peut-être le plus inquiétant de tous. Des conservateurs préfèrent changer de camp plutôt que de tenter de changer leur chef. Comme s’il était plus facile de renier ses convictions que de réformer son propre parti.
D’habitude, ce sont les chefs qui partent lorsqu’ils échouent, pas le caucus.
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1 week ago
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