Pied de nez à Trump et Poutine en Hongrie

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La déconfiture de l’autocrate Viktor Orban aux mains d’une opposition libérale et pro-européenne en Hongrie démontre que la montée de la droite populiste n’est pas inéluctable.

Évidemment, c’est une erreur d’ignorer l’émergence de mouvements politiques qui se réclament d’un conservatisme populiste et d’un nationalisme identitaire, parfois xénophobe. C’est également périlleux d’ignorer les problèmes inhérents à nos sociétés libérales mondialisées qui les ont engendrés.

C’est toutefois aussi une erreur de surestimer ces mouvements et de croire qu’ils sont inévitablement destinés à dominer pour de bon les sociétés occidentales.

La défaite de Viktor Orban en est un indice. Ce n’est pas le seul.

Un pied de nez à Trump et Poutine

Après 16 ans d’un pouvoir autoritaire et corrompu, le parti Fidesz a été laminé dimanche par la coalition de Peter Magyar, un ancien allié d’Orban aux idées de centre droite.

Magyar ne promet pas une utopie socialiste, mais une Hongrie fermement ancrée dans l’Europe libérale et solidaire de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine.

En l’élisant, les Hongrois ont fait un pied de nez à Poutine, mais aussi à Trump. Le régime d’Orban était brandi comme un modèle par une flopée d’influenceurs trumpistes. Son combat pour la « pureté » de la civilisation chrétienne était une inspiration pour les réactionnaires de partout.

Des appuis en baisse

Ailleurs en Europe, la droite populiste fait du surplace ou recule. En Italie, la première ministre Giorgia Meloni demeure relativement populaire, mais c’est d’abord en raison de son style de gouverne relativement consensuel, de son attitude conciliatrice vis-à-vis Bruxelles et de l’absence d’une autre option viable. Son gouvernement fonctionne, mais ses projets de réformes constitutionnelles visant à concentrer le pouvoir dans ses mains se heurtent à un mur de résistance dans l’opinion.

Là où l’extrême droite progresse, comme en France, c’est plus en raison de l’usure du pouvoir qui plombe les partis traditionnels que de l’attrait des idées antilibérales ou antieuropéennes.

Le fait que les partis populistes de droite européens se sont identifiés au trumpisme est en train de leur retomber sur le nez alors que l’impopularité du président américain atteint des niveaux records dans le Vieux Continent. Si la dégringolade se poursuit, ces partis auront de mauvaises surprises aux prochaines élections.

Pour se convaincre que l’avenir n’appartient pas à la droite populiste, il n’est pas d’exemple plus probant que les États-Unis eux-mêmes, où le taux d’approbation de Donald Trump dégringole au même rythme où grimpe le ras-le-bol des Américains pour ses mensonges, sa corruption et ses politiques catastrophiques. Le 28 mars, huit millions d’Américains ont manifesté contre lui.

Et chez nous ?

Cela n’empêche pas certaines voix de chez nous de continuer à faire l’apologie du trumpisme et de l’extrême droite antilibérale, que ce soit au nom du conservatisme, d’un nationalisme étroitement identitaire ou du cynisme nihiliste qui prévaut dans les tréfonds de notre écosystème médiatique.

Alors que la cote du populisme de droite et de ses expressions les plus extrêmes est en baisse, il est consternant de voir le chef du Parti Québécois s’atteler à une locomotive en perte de vitesse et crédibiliser un porte-voix de l’extrême droite d’allégeance trumpiste comme Rebel News, mais ça, c’est une autre histoire.

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