Arrivé « dans un train en marche » lors d’une élection partielle qui a secoué le gouvernement caquiste, le péquiste Pascal Paradis mise sur son bilan et la voix qu’il a portée pour la capitale nationale pour conserver la confiance des électeurs de Jean-Talon.
Il y a trois ans, Pascal Paradis a causé une véritable commotion en remportant cet ex-château fort libéral.
Cette victoire péquiste a conduit le premier ministre François Legault, qui avait conquis ce comté en 2019, à faire marche arrière dans le dossier du troisième lien.
Abandonné quelques mois auparavant, le projet autoroutier a été ressuscité. Il n’a cessé ensuite de représenter une véritable patate chaude pour le gouvernement Legault et l’illustration de son déclin.
Depuis, reconnu comme un travailleur infatigable et très rigoureux, Pascal Paradis a su faire sa marque à Québec.
Pour tout cela et pour la connaissance pointue de ses dossiers, je l’ai d’ailleurs qualifié de meilleur candidat aux élections dans la région, tous partis confondus.
À titre de quatrième mousquetaire — ils étaient alors quatre élus au PQ —, il s’est vu confier de nombreux dossiers dès son arrivée en poste.
« J’avais dit que je serais là, j’avais dit que je livrerais des résultats, et c’est ce que j’ai fait. »
Poursuivre le dialogue
Le député sortant de Jean-Talon ne s’arrête pas au fait que la circonscription a été un château fort libéral.
À ses yeux, ce qui compte, c’est le bilan du député, ce qu’il propose et l’offre pour les gens de la circonscription.
Depuis le début de la campagne, Pascal Paradis poursuit le travail amorcé en 2023, en dialoguant avec les gens de cette circonscription où il a grandi et où il habite toujours.
Des gens qui ont un point commun : ils suivent la politique, s’informent et veulent discuter.
À propos du référendum, que son parti souhaite tenir dans un premier mandat, après le départ de Trump, il reconnaît que les gens lui en parlent.
« Oui, c’est un sujet, on est très transparents, on assume notre position, mais les gens ont bien compris que ce n’est pas une élection référendaire », fait-il valoir.
Réflexe Québec
À plusieurs reprises, Pascal Paradis a reproché au gouvernement caquiste son manque de « réflexe Québec ».
Pour lui, il était important de s’imposer comme une voix forte pour Québec, qui ne comptait plus aucun député péquiste depuis Agnès Maltais, en 2018.
« J’ai endossé ce rôle avec beaucoup de plaisir, c’est un privilège », souligne-t-il.
Il s’est particulièrement distingué dans les dossiers de la mobilité et du Mont-Sainte-Anne, que son gouvernement propose de reprendre. Il est fier du plan sur l’itinérance proposé par son parti, « le plus détaillé ».
Dans la région, le PQ a connu un départ très difficile, avec la candidature contestée de Vincent Marissal, un Montréalais qui s’est désisté depuis dans Taschereau, et François Gariépy, alias « Monsieur Radio X », dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré.
Pascal Paradis croit cependant qu’il faut regarder l’ensemble et se dit très fier de l’équipe.
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1 day ago
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