Le système de santé québécois a failli échapper la conjointe d’un résident de Gatineau faute d’une prise en charge adéquate et du manque de médecins spécialistes en région.
Martin Valois, dont la conjointe avait été grièvement blessée dans un accident de moto il y a sept ans, a dû frapper un mur pour tenter de trouver un accès aux soins spécialisés en Outaouais.
À l’urgence de l’hôpital de Hull, on est venu solliciter la permission de M. Valois de transfuser sa conjointe qui venait de perdre beaucoup de sang avant que l’urgentologue ne vienne trois quarts d’heure plus tard lui dire qu’il n’y avait plus rien à faire.
« Après 45 minutes, l’urgentologue est venue me voir pour me dire qu’il n’y avait plus rien à faire, que ma conjointe est décédée et elle me suggérait de rentrer avec elle pour faire les adieux à ma conjointe », a-t-il relaté au micro de Richard Martineau à QUB radio.
Quand il est rentré voir sa conjointe, M. Valois s’est fait expliquer par l’urgentologue que, pour la sauver, ça prenait un triumvirat de spécialistes, soit un chirurgien, un orthopédiste et un urologue, ce dont est dépourvu le centre hospitalier de Hull.
L’hôpital Sacré-Cœur de Montréal auquel est affilié l’hôpital de Hull avait refusé de prendre en charge sa conjointe faute de places disponibles, selon M. Valois qui a eu droit à la même réponde à l’hôpital Enfant-Jésus de Québec.
« Je venais de comprendre qu’elle n’allait pas décéder de ses blessures, mais bel et bien d’un manque de prise en charge » à l’hôpital, a mentionné M. Valois qui dit avoir frappé un mur devant cette situation.
À l’hôpital civique d’Ottawa où M. Valois a tenté de transférer sa conjointe, on lui a répondu que l’urgence était pleine mais, grâce à l’insistance de l’urgentologue, l’établissement a fini par accepter de recevoir la patiente qui a été finalement sauvée.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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