Je disais hier que beaucoup de Québécois sont « politiquement mêlés ».
Ils votent pour le PQ, mais ne veulent pas faire la souveraineté, se disent souverainistes, mais se réfugient sous la jupe d’un parti fédéraliste (la CAQ – pardon, l’Équipe Fréchette), etc.
Même le chef du PQ a traversé une période trouble !
Comme Le Journal le dévoilait hier, en 1995, PSPP a voté Oui au référendum.
Mais entre 2004 et 2008, il a fait sept dons au PLC !
Et donné plus d’argent aux libéraux fédéraux qu’au Bloc !
De deux choses l’une : soit l’actuel chef du PQ était, à l’époque, plus fédéraliste que souverainiste (même s’il avait voté Oui une dizaine d’années plus tôt...).
Soit le cabinet d’avocats pour lequel il travaillait l’avait « persuadé » de faire des dons au PLC.
Et alors, ça serait bien que PSPP nous le dise...
Une chose est sûre, c’est particulier.
Comment peut-on se dire souverainiste tout en finançant le PLC ?
« Put your money where your mouth is », comme disent les anglos.
Mais, bon, PSPP n’est pas seul.
Beaucoup de Québécois flashent à gauche et tournent à droite.
Pas toujours facile d’accorder nos bottines et nos babines.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
ON COUPE OU PAS ?
Parlant de contradictions...
Le débat actuel sur la taille de l’État est fascinant.
D’un côté, on trouve que l’État est trop gros, trop de fonctionnaires, trop d’argent, trop de programmes, etc.
De l’autre, dès qu’un politicien menace de mettre la machine au régime, on crie à l’austérité !
Il faut dégraisser l’État... sans qu’il ne perde un kilo !
Bref, là encore, on dit une chose et son contraire.
« Arrêtez d’investir toujours plus d’argent dans le système, c’est pas le manque d’argent, le problème, c’est l’organisation du travail ! »
« Surtout, ne coupez pas dans les dépenses de l’État, car il n’y a plus de graisse à couper, on est rendu au muscle, à l’os ! »
Donc, on coupe ou pas ?
Tout le monde est d’accord qu’il ne faut pas sortir la tronçonneuse, comme l’a fait Elon Musk aux États-Unis. D’ailleurs, aucun politicien québécois ne propose ça.
Mais même brandir un scalpel est perçu comme une catastrophe !
« Il faut passer en revue chaque programme pour voir s’il n’y a pas des économies à faire... »
Mais comme l’a écrit Antoine Robitaille hier, cet exercice a déjà été fait !
Et quatre fois plutôt qu’une !
Couper dans les dépenses de l’État est-il une solution responsable ou suicidaire ?
Posez la question aux citoyens deux jours de suite.
Vous aurez deux rép
onses différentes.
NI OUI NI NON
Il faut sortir du cul-de-sac actuel et ne pas avoir peur de faire des choix difficiles, disait mon ami Joseph Facal en mai.
D’accord.
Le problème est que sur plusieurs sujets, les Québécois disent ni Oui ni Non.
Bien au contraire...
Résultat : on ne bouge pas.
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6 days ago
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