Le mois de septembre sera particulièrement pénible pour de nombreux automobilistes, résidents et commerçants montréalais, et la ville est à blâmer, selon un expert en planification des transports.
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Du 7 septembre au 4 octobre, l’avenue du Parc est complètement fermée entre les avenues des Pins et du Mont-Royal.
En parallèle, des entraves majeures ont lieu sur les rues Berri et Notre-Dame, tandis que des dizaines de plusieurs petites rues seront réservées à la circulation locale dans divers quartiers.
« Depuis 1967, on n’a pas eu autant de rues en travaux à Montréal et ajouter ceci, c’est une charge supplémentaire à un réseau qui est déjà fort problématique », a déclaré Pierre Barrieau, expert en planification des transports, en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Si la tenue d’événements comme le Grand prix cycliste et les Championnats du monde UCI est importante pour le rayonnement de la métropole, en plus d’entraîner des retombées économiques significatives, il faut mieux planifier les entraves, soutient M. Barrieau.
« Avoir des fermetures sur Atwater du côté ouest du Montréal et avoir des fermetures du côté est sur Parc [...] Ce sont quand même deux rues qui sont très lourdement problématiques à Montréal, parce que ce sont celles qui font l’enceinte autour du mont Royal. Venir bloquer ces deux rues-là, ça va être très problématique », clame-t-il.
Ce dernier s’interroge sur la nécessité de fermer entièrement la rue du Parc pendant un mois, plutôt que d’y laisser une voie circulable dans chaque direction ou d’y aménager des voies réversibles.
« Est-ce qu’on aurait pu commencer à monter d’un côté pendant une semaine, puis [finir de] monter juste à la fin, puis démonter en express pour essayer de sauver ça parce que ça va être très difficile à Montréal ? » demande l’expert.
Mauvaise planification, mauvaise communication
Ce dernier est catégorique : la Ville de Montréal a mal planifié ces fermetures.
« Ce que je dis toujours à mes étudiants, c’est dans une question d’examen, souvent je leur pose la question : “il y a un désastre naturel, il y a un événement inattendu, planifiez rapidement et faites ce qu’on appelle un plan de mobilité, un plan de gestion des déplacements”. Alors un plan de gestion des déplacements, c’est mettre des mesures alternatives pour qu’on puisse avoir des choses », explique M. Barrieau.
« Ici, ce n’était pas un plan d’urgence et je n’ai vu aucune mesure vraiment. Personnellement, si ça avait été moi, ce que j’aurais fait, ça aurait été probablement un corridor de voies réservées sur Saint-Laurent et sur Saint-Urbain vraiment dédié avec des polices à chaque intersection. On a déjà la voie réservée sur Saint-Urbain, on ne l’a pas sur Saint-Laurent. Il faut des mesures comme ça. Les bus sur Parc, où est-ce qu’ils vont aller ? » ajoute-t-il.
Ce dernier reproche également à Montréal d’avoir mal communiqué ces entraves à ses citoyens.
« À Brossard [...], ils ont une meilleure campagne d’affichage pour les fermetures causées par le cyclisme qu’à Montréal. Sur tous les écrans LED de la ville de Brossard, ça fait les annonces : “il va y avoir des fermetures, consultez notre site web, les informations sont là, il y a des détours ” », commente Pierre Barrieau.
« Communiquer aux citoyens, et je parle autant les citoyens corporatifs que des citoyens résidents, c’est fondamental dans ces événements-là pour assurer la cohabitation et le bon climat. Et ça, c’est vraiment un make it or break it», résume-t-il.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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