Le président américain Donald Trump a évoqué un maintien de la pause de 60 jours des hostilités entre les États-Unis et l’Iran malgré le report des négociations prévues vendredi en Suisse.
« Nous ne nous sommes pas rencontrés parce que nous étions désespérés, mais l’Iran oui, a-t-il écrit sur son réseau social Truth. Ils sont FICHUS. Nous allons voir comment se déroulent les 60 jours. Ils n’auront aucun argent, même pas 10 sous. »
Le vice-président américain JD Vance a annulé jeudi soir son voyage en Suisse pour des pourparlers après la conclusion de l’entente-cadre avec l’Iran.
Aucune date de reprise n’a été avancée pour le moment.
En parallèle, l’armée israélienne a frappé des dizaines de cibles au Liban, faisant au moins 21 morts.
Un cessez-le-feu a par la suite été conclu vendredi matin entre Israël et le Hezbollah.
« La situation reste précaire », analyse une source diplomatique émiratie en entrevue avec l’AFP, évoquant « deux facteurs susceptibles de faire capoter l’accord »: Israël et certaines voix conservatrices en Iran.
La semaine avait démarré sur une note optimiste, avec l’annonce d’un accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël. Les hostilités ont fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.
Ce protocole a été signé électroniquement et à distance mercredi par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi dans un message écrit l’avoir approuvé malgré des réserves.
« Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi », a souligné l’ayatollah, qui n’a pas été vu en public depuis qu’il a succédé en mars à son père Ali Khamenei, tué dans les bombardements israélo-américains sur l’Iran.
- Avec l’AFP
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