Médecine psychédélique: «C'est extrêmement sécuritaire et efficace dans le bon contexte», avance un psychiatre

1 week ago 2

Les psychédéliques pourraient constituer des traitements sécuritaires et efficaces pour certains troubles mentaux lorsqu’ils sont utilisés dans un cadre thérapeutique, avance un psychiatre spécialisé dans le domaine, qui déplore que notre système se concentre trop sur la maladie plutôt que sur la santé.

« Ce qui est démontré depuis 2006, c’est que c’est extrêmement sécuritaire quand c’est fait dans le bon contexte, puis c’est efficace », souligne le docteur Hugo Lévesque, psychiatre et animateur de podcasts, en entrevue au micro de Benoît Dutrizac, à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM Montréal, mardi matin.

Le Dr Lévesque rappelle néanmoins l’importance que ce traitement soit fait sous la supervision d’un professionnel, puisque le contexte dans lequel le psychédélique est consommé aura beaucoup d’influence sur le résultat.

Par exemple, prendre de la psilocybine – la substance chimique qu’on retrouve notamment dans les « champignons magiques » – lors d’une soirée entre amis peut donner lieu à une expérience agréable ou difficile, mais, selon le psychiatre, la substance doit être intégrée à une démarche thérapeutique pour produire des bénéfices sur la santé mentale.

Il faut que le thérapeute amène le patient à changer les hypothèses qui influencent sa perception de la réalité.

« Les gens qui font des psychédéliques disent souvent “Woh, c’était intense, j’étais tellement submergé d’informations, d’images, de toutes ces choses-là”. C’est parce que notre cerveau est ouvert au sens, alors qu’habituellement, notre cerveau crée notre propre réalité », explique-t-il.

Un bon « bad trip »?

Aussi, si on fait face à une expérience difficile lors du traitement, ce qu’on appelle communément un « bad trip », ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, indique le Dr Lévesque.

« Une expérience difficile, lorsqu’elle est bien supportée, que la personne est en sécurité avec un thérapeute qui est expérimenté, ça devient quelque chose qui peut bénéficier à leur qualité de vie », mentionne-t-il. « On n’apprend pas de nos succès, on n’apprend pas beaucoup de nos réussites, on apprend de nos choses difficiles, lorsqu’on fait un échec, lorsqu’on met un genou à terre et qu’on se relève. »

D’ailleurs, les études citées par le psychiatre montrent que 92 % des personnes qui ont suivi ce genre de traitement ont rapporté des bénéfices pour leur qualité de vie, alors que seulement 2 % d’entre elles ont rapporté que cela avait nui à leur vie.

Contre le « système de maladie »

C’est pourquoi, selon lui, le gouvernement devrait arrêter de mettre des obstacles à ce type de traitement.

« Actuellement, dans notre société, dans notre médecine actuelle, ce n’est pas un système de santé, c’est un système de maladie », se désole-t-il.

Il croit néanmoins que les antidépresseurs ont toujours leur place. Ils ont toutefois un rôle passif, peuvent, par exemple, servir « à étouffer » une émotion lorsqu’elle est trop vive, comme l’anxiété.

Tandis que les traitements par psychédéliques adoptent une approche plutôt active.

« Donc les psychédéliques, c’est [...] d’apprendre à la personne à accueillir ses émotions, à voir la vie différemment, à se percevoir différemment », affirme le psychiatre.

Voyez l’entrevue intégrale du Dr Hugo Lévesque dans la vidéo ci-haut.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article