Non, ce n’est pas un gros orage, sur le coup de 19h, qui allait certainement freiner les ardeurs des amateurs de beats pour l’incontournable soirée électro sur les plaines. La seule lors de cette 58e édition du Festival d’été de Québec et elle aura été mémorable.
En raison des orages, les prestations qui devaient débuter à 19h ont été repoussées à 20h et celle de D.O.D. a été annulée. Malgré la pluie fine qui tombait et qui a, comme par magie, cesséen milieu de soirée, le public était présent. Il y avait même une énorme foule sur les plaines.
Le succès d’une soirée électro passe principalement par la qualité des beats qui résonnent, des airs connus et aussi par la présence de puissantes basses fréquences. C’est ce qui permet à la fête de lever.
Les jets de fumée, de flammes et les lasers, oui, contribuent, mais demeurent des éléments secondaires. Ça prend, d’abord et avant tout, de bons rythmes.
« 1-2, 1-2-3 Let’s go » et c’était lancé, avec Catharina, accompagné de feux d’artifices et de confettis.
Durant One More Time, le DJ néerlandais de 30 ans monte sur sa structure, dicte le rythme et les plaines ont certainement dû trembler tellement les gens sautaient sur place. Les sonorités de basses vibraient d’aplomb. Il y a de l’ambiance. Il y en a beaucoup. Le son est puissant.
Ça part très fort. Est-ce qu’il réussira à maintenir le rythme ? Dynamique, bon animateur de foule, Garrix balance les succès Animals et Voodoo et c’est le cas.
Après cette pièce, il se soucie d’un spectateur ou spectatrice mal en point près de la scène. Et ensuite, ça repart de plus belle. Les jets de flammes se multiplient.
À chaque salve de pyrotechnie, la foule réagit. Il n’y a pas beaucoup de temps morts. Ça danse, ça saute, c’est la fête. Ça dansait même dans les loges corporatives.
Il fait jouer Bizarre, sa récente collaboration avec la madone, transformant les plaines en un gigantesque plancher de danse. Durant le succès In The Name of Love, les gens accompagnent la voix enregistrée de Bebe Rexha. Et ça continue avec Waiting For Love d’Avicii.
Des « hits », Martin Garrix en a un et puis un autre, que ce soit Summer Days, Repeat It, Told You So et High on Life, illuminé par des feux d’artifice.
« Il y a eu de la pluie, du tonnerre et des éclairs et vous êtes tout de même venus ici. C’est fantastique », a-t-il dit avant de mettre un terme à cette soirée vers 23h45.
Il y en a eu, des soirées électros au FEQ, mais celle-ci en aura été une mémorable. Rarement vu un aussi gros party sur les plaines.
LP Giobbi
Dynamique, pleine d’énergie, souriante et très expressive, LP Giobbi a lancé son tour sur les planches avec Thunderstruck d’AC/DC. Les mains dans les airs, chantant les paroles, elle a rapidement enlevé son veston pour se déhancher derrière sa console et ses platines.
Originaire de Eugene, en Oregon, Leah Chisolm de son vrai nom, a multiplié les bons beats faisant sautiller la foule tout au long de sa prestation. Elle n’a pas fait que peser et tourner des boutons. Pianiste jazz de formation, elle a même joué du piano et des claviers sur ses rythmiques. On l’a beaucoup aimé elle, même si sa prestation a fait un peu de sur place vers la fin.
Cece the Red
La DJ montréalaise Cece the Red (Constance Chalifour) s’est bien acquittée de son boulot pour lancer cette soirée. Le tout a débuté lentement, avec la pièce Opus, d’Eric Prydz, qui s’intensifiait, pour tout à coup décoller, avec la présence de quatre danseuses.
Il y a eu un remix d’Everybody Wants to Rule the World de Tears for Fears, un de Like a Prayer de Madonna et a proposé son titre Fire Alarm.
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11 hours ago
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