Marchés en Asie: pétrole installé au-dessus de 100 dollars, pesant sur les Bourses

1 day ago 15

Les prix du pétrole s’effritent mais se maintiennent au-dessus de 100 dollars le baril jeudi, après que l’Iran a affirmé avoir attaqué la veille plus d’une dizaine de navires, faisant reculer les Bourses asiatiques.

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Le Brent installé à 100 dollars

Vers 6 h 30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, référence du marché mondial, cédait 0,78 % 100,42 dollars. Il s’était hissé la veille au-dessus de la barre symbolique des 100 dollars pour la première fois depuis juillet.

Le baril de WTI nord-américain pour livraison en octobre abandonnait 0,50 % à 95,57 dollars.

Les cours tentent de reprendre leur souffle dans des échanges nerveux, et sur fond d’incertitude géopolitique persistante : l’Iran a affirmé avoir attaqué mercredi plus d’une dizaine de navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, faisant flamber les cours de l’or noir.

Le président américain Donald Trump a cependant prédit de son côté que la guerre avec l’Iran s’arrêterait « immédiatement après les élections » législatives de début novembre aux États-Unis.

« Le conflit s’étend aux infrastructures énergétiques, aux pétroliers et aux voies maritimes assurant l’acheminement du brut hors du Golfe. En conséquence, le prix du Brent a grimpé d’environ 25 % depuis début août », observe Daniela Hathorn, analyste du courtier Capital.com.

« L’Iran a également averti les pétroliers naviguant près de Bahreïn et du Koweït qu’ils pourraient devenir des cibles, étendant ainsi la menace au-delà des seules exportations iraniennes pour toucher l’ensemble du réseau de transport maritime commercial », insiste-t-elle.

Et le conflit s’étend au-delà du détroit d’Ormuz : des drones et des missiles tirés par les rebelles Houthis du Yémen ont visé mercredi des infrastructures dans le sud de l’Arabie saoudite.

Selon Mme Hathorn, « si le conflit menace de plus en plus à la fois Ormuz et les infrastructures permettant de le contourner, les filets de sécurité perdent en fiabilité ». Ce, même si « les marchés estiment pour l’heure que le conflit reste suffisamment contenu pour éviter une perte catastrophique de l’approvisionnement en provenance du Golfe ».

Les Bourses sous pression

L’escalade des prix énergétiques exacerbe les craintes de nouvelles pressions inflationnistes et de resserrements monétaires des banques centrales, ce qui mine les marchés boursiers.

À la Bourse de Tokyo, l’indice star Nikkei a clôturé en petite hausse de 0,20 % à 65.271 points après une séance passée majoritairement dans le rouge. À Séoul, l’indice Kospi a lâché 0,25 %, la Bourse de Taipei 0,51 % et celle de Sydney 1,03 %.

L’indice hongkongais Hang Seng perdait 1,44 % vers 6 h 30 GMT.

« Alors que le marché se demande si la Fed (banque centrale américaine) relèvera ses taux ce mois-ci », les indices des prix à la production ce jeudi puis des prix à la consommation vendredi « seront scrutés de près », notent les experts de Monex Securities.

Une hausse du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) est par ailleurs attendue jeudi.

Le yen renforcé

Le yen conforte ses gains, porté par la volonté affichée par le gouvernement américain de soutenir la devise et les perspectives renforcées de hausses des taux de la Banque du Japon la semaine prochaine.

Vers 6 h 30 GMT, il gagnait 0,02 % à 153,58 yens pour un dollar. En une semaine, la monnaie s’est envolée de plus de 4 %.

Alors que Tokyo et Washington étaient intervenus conjointement fin juillet sur le marché des changes pour soutenir la devise japonaise, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a mis au défi mardi les investisseurs de contrer ses efforts pour renforcer le yen, affichant sa confiance sur son appréciation.

Nintendo plonge, ses annonces déçoivent

L’action Nintendo a lâché plus de 5v% en séance à Tokyo. Le géant japonais des jeux vidéo a déçu les attentes du marché lors de sa présentation « Direct » de la veille, événement très attendu mais qui s’est achevé sans annonce d’un nouveau titre majeur pour la console Switch 2.

« La présentation a été très, très décevante (...) Nintendo a dévoilé tout ce qu’il avait en réserve. Le gros lancement (“The Legend of Zelda”) est prévu pour novembre ; en dehors de cela, l’année est pratiquement terminée pour Nintendo. Ils n’ont plus grand-chose à proposer, et je pense que les investisseurs l’ont bien compris », a indiqué à l’AFP l’analyste Serkan Toto, du cabinet Kantan Games.

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