Les Québécois sont beaucoup plus influencés par les nouvelles étiquettes nutritionnelles obligatoires que le reste des Canadiens, révèle une étude menée par le Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.
Les consommateurs de la Belle Province sont 35 % plus susceptibles que la moyenne canadienne de porter attention à ce type d’affichage, en vigueur depuis le 1er janvier dernier.
Cette mesure, instaurée par Santé Canada, vise à contraindre les entreprises à apposer une étiquette sur le devant de tout produit qui dépasse 15 % de la valeur quotidienne de sodium, de gras saturés ou de sucre.
Non seulement les Québécois sont davantage influencés par cette étiquette, mais les hommes et les jeunes adultes y prêtent plus attention, révèle aussi la recherche effectuée auprès de 3000 Canadiens.
« Ce sont surtout les gens de la génération Z qui sont influencés par ces étiquettes-là, et les hommes, pas les femmes, les hommes sont plus influencés par ces étiquettes-là », soutient le spécialiste de l’industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois.
« On remarque que ces étiquettes-là, même si les gens ne veulent pas l’avouer, influencent le comportement en magasin », ajoute-t-il.
Ce dernier avance que l’un des facteurs expliquant que les hommes sont davantage influencés par ce nouvel étiquetage pourrait être que ceux-ci ont tout simplement moins tendance à lire les étiquettes nutritionnelles traditionnelles, celles apposées au dos des produits.
« Maintenant, ces étiquettes-là sont [placées] en avant de l’emballage et peut-être que ces étiquettes-là surprennent quelques hommes », suggère l’expert.
« Je vois sur les réseaux sociaux que beaucoup de personnes sont surprises de voir certaines étiquettes sur certains produits qu’ils croyaient en fait nutritifs ou santé, mais ce n’est pas tout à fait le cas », ajoute-t-il.
Ces étiquettes, sur le devant des emballages, ne sont pas près de disparaître, estime Sylvain Charlebois.
« On va en avoir de plus en plus pour toutes sortes de choses, mais vous savez, les entreprises font très attention. Si on risque de lancer un produit qui a une étiquette comme ça, on risque de ne pas le faire parce qu’on sait très bien que les gens sont influencés par ces étiquettes-là », souligne le spécialiste de l’industrie agroalimentaire.
Plusieurs fabricants choisissent d’ailleurs de revoir la composition de leurs produits afin de s’affranchir d’un tel étiquetage.
« C’est sûr qu’il y a eu beaucoup de reformulation depuis trois ans pour éviter cette étiquette-là. On ne veut pas être le seul dans la rangée 13 à avoir cette étiquette-là. Mais pour ceux qui fabriquent de la tarte, du chocolat ou des choses comme ça, c’est sûr que la reformulation ne peut pas empêcher d’appliquer cette étiquette-là », dit M. Charlebois.
L’obligation d’apposer cette étiquette a pour objet de mieux informer la population sur la valeur nutritionnelle des aliments et notamment de contribuer à la prévention des maladies chroniques.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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2 weeks ago
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