Face aux nouveaux droits de douane américains, les jeunes sont-ils prêts à modifier leurs habitudes pour boycotter les États-Unis ? 24 heures est allé leur demander dans les rues de Montréal.
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Plusieurs personnes interrogées disent boycotter les produits américains à l’épicerie.
C’est le cas de Jeanne, une étudiante de 32 ans. « C’est à l’épicerie que je fais le plus attention », mais elle avoue avoir de la difficulté à résister à la rapidité de la livraison d’Amazon.
Gaëtan, 25 ans, dit aussi acheter le plus possible local. « J’évite les marques impérialistes américaines comme Coca-Cola. »
Depuis plusieurs mois, Caly, 34 ans, évite les produits des États-Unis. « J’ai réduit le fast-food et je cuisine plus à la maison », dit-il.
Mais il aimerait aller plus loin. « C’est comme ça qu’on peut se faire entendre, c’est le seul moyen d’expression des consommateurs. »
Netflix et voyage
La majorité des jeunes Québécois rencontrés mardi avouent ne pas être abonnés à des services de diffusion en continu, comme Netflix, mais pas par militantisme, plutôt par manque d’argent.
Si la population boude les voyages vers les États-Unis depuis le début de la guerre commerciale en février 2025, les jeunes interrogés ne suivent pas ce mouvement.
« J’y suis allée pour supporter Zohran Mamdani quand il a été élu maire de New York », explique Jeanne.
« Les États-Unis n’ont pas que du mauvais, concède Gaëtan, qui a découvert le Lac Champlain cette année. Il y a des gens qui y vivent et qui ont des trucs super à raconter. »
Seul Cali a tiré un trait sur ces voyages. « Les États-Unis ne me vendent plus de rêve », estime-t-il.
Choisir le moins cher
Plusieurs personnes sondées admettent ne pas pouvoir participer à ce boycott des produits américains par manque d’argent.
« Si les prix baissaient, j’achèterais local et ça bénéficierait à l’économie québécoise et canadienne », pense Boris, cuisinier de 28 ans, qui aimerait voir plus de soutien du gouvernement.
« Je n’ai pas les sous, faut déjà essayer de vivre quand on est étudiant », explique Dorothée, 24 ans.
La plus récente ronde de négociations entre le Canada et les États-Unis pour parvenir à un accord commercial a achoppé, samedi. Le président Trump a mis sa menace à exécution d’imposer de nouveaux tarifs douaniers sur une foule de produits canadiens, dont certains sont pour le moins inusités.
Devant cette volte-face, les trois quarts des Canadiens se disent d’accord avec la suspension des négociations avec les États-Unis, selon un sondage Angus Reid. L’appui est encore plus fort au Québec où 85 % des sondés approuvent la décision du premier ministre Mark Carney.
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1 day ago
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