Les États-Unis envoient de l’aide au Venezuela: «On tente de redorer le blason de l'Amérique qui avait été terni»

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Alors que le Venezuela peine à se relever d’un double séisme qui a fait plus de 500 morts, les États-Unis ont annoncé l’envoi d’une importante aide humanitaire. Selon un analyste politique, cette décision permettra à Donald Trump de redorer l’image des États-Unis sur la scène internationale, tout en servant ses intérêts.

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Donald Trump a rapidement réagi à la catastrophe qui a frappé le Venezuela. Jeudi, sur son réseau social Truth Social, il a assuré que les « États-Unis sont prêts, disposés et capables d’apporter leur aide ».

« J’ai donné pour consigne à toutes les agences de notre gouvernement de se tenir prêtes à agir rapidement. Nous serons là pour nos nouveaux et formidables amis », a-t-il ajouté.

Des membres des équipes de recherche et de sauvetage en milieu urbain s'apprêtant à embarquer à bord d'un avion militaire C-17 Globemaster III à destination du Venezuela pour participer aux opérations de secours suite au séisme, à la base aérienne de Dover, à Dover, dans le Delaware, dans la nuit du 26 juin 2026.

AFP 

Des membres des équipes de recherche et de sauvetage en milieu urbain s'apprêtant à embarquer à bord d'un avion militaire C-17 Globemaster III à destination du Venezuela pour participer aux opérations de secours suite au séisme, à la base aérienne de Dover, à Dover, dans le Delaware, dans la nuit du 26 juin 2026.

Parallèlement, son secrétaire d’État, Marco Rubio, a annoncé sur X que le département d’État déploierait sans délai des équipes de secouristes, du matériel médical et une aide humanitaire.

« Manifestement, on retrouve un nouveau visage de l’Amérique qui avait un peu disparu », a d’emblée commenté l’analyste politique Georges Mercier, vendredi, sur les ondes de LCN.

L'analyste et doctorant en science politique à Sciences Po Paris, Georges Mercier.

Capture d'écran | LCN 

L'analyste et doctorant en science politique à Sciences Po Paris, Georges Mercier.

Selon lui, ce geste s’inscrit dans un contexte politique favorable à Donald Trump en Amérique latine, où plusieurs gouvernements alliés ont récemment été élus, notamment en Colombie avec la victoire, dimanche dernier, d’Abelardo de la Espriella.

« C’est clairement une forme de retour de l’ascenseur où on montre oui, on peut vous menacer, oui, on peut être coercitif, mais on peut aussi être là pour vous aider lorsque vous avez besoin d’aide. Et ça, c’est intéressant parce que ça appelle la notion de “soft power”, le pouvoir de convaincre. On tente de redorer un peu le blason de l’Amérique qui avait été terni et c’est clairement le message qu’on envoie », a expliqué l’analyste.

Il souligne également l’importance des sommes annoncées : 150 millions de dollars au total, dont 50 millions destinés à des organismes caritatifs présents sur le terrain et 100 millions versés à un fonds de l’ONU.

Des membres de la Force opérationnelle interarmées Bravo en train de charger du matériel à bord d'un CH-47 Chinook en vue d'apporter un soutien aux opérations de secours au Venezuela, à la base aérienne de Soto Cano, près de Comayagua, au Honduras, le 25 juin 2026.

AFP 

Des membres de la Force opérationnelle interarmées Bravo en train de charger du matériel à bord d'un CH-47 Chinook en vue d'apporter un soutien aux opérations de secours au Venezuela, à la base aérienne de Soto Cano, près de Comayagua, au Honduras, le 25 juin 2026.

« Et ça faisait longtemps que les États-Unis n’avaient pas collaboré avec l’ONU », a-t-il fait valoir.

Un investissement pour Trump

Pour Georges Mercier, l’aide américaine ne relève toutefois pas uniquement de la solidarité.

« Si les Américains veulent faire fructifier leurs nouveaux capitaux au Venezuela, ils ont besoin d’une situation qui est sécuritaire, qui est paisible. Donc ce qu’ils font, c’est qu’ils investissent aussi dans la stabilité du pays pour protéger leurs propres intérêts », a-t-il souligné.

À Caracas, le 25 juin 2026, un secouriste coupe les barres d'acier d'un bâtiment effondré à l'aide d'une meuleuse d'angle, à la suite de séismes meurtriers.

AFP 

À Caracas, le 25 juin 2026, un secouriste coupe les barres d'acier d'un bâtiment effondré à l'aide d'une meuleuse d'angle, à la suite de séismes meurtriers.

Bien que l’un n’empêche pas l’autre, l’analyste salue l’initiative des États-Unis.

« On peut accueillir avec un peu de soulagement des États-Unis qui montrent un visage plus sympathique », a-t-il ajouté.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.

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