Le papa repêché par les Maple Leafs de Toronto en 1997, le fils par les Rays de Tampa Bay en 2026. Le Québécois Hugo Marchand vit un nouveau rêve par l’entremise de son garçon Taj, qui a été sélectionné 33e au total par les Rays de Tampa Bay, plus tôt ce mois-ci, lors du repêchage du baseball majeur.
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« J’étais évidemment nerveux quand j’ai été repêché, mais là, je l’étais encore plus », avoue le paternel.
Ancien porte-couleurs des Tigres de Victoriaville, Hugo avait été choisi en septième ronde, le 165e au total, par les Leafs, il y a déjà près de 30 ans. Depuis, il a bien remporté un championnat avec les Stingrays de la Caroline du Sud, en 2001, dans ce qu’on appelait la East Coast League. Puis, après un séjour avec le Cousin de Saint-Hyacinthe, il s’est rapidement tourné vers le métier de pompier.
« Je ne voulais pas me retrouver sans emploi à 40 ans », résume l’ancien hockeyeur, conscient que son avenir dans le sport professionnel était devenu plutôt incertain.
Maximiser le talent
Papa de deux garçons, Hugo a souhaité transmettre les valeurs du sport à ses fils.
« Il y a probablement une question de gènes dans tout ça, mais quand mes gars étaient plus jeunes, c’était important pour moi de les inscrire dans différents sports », indique l’ancien défenseur de 47 ans.
Avant d’être repêché par les Rays, Taj a d’ailleurs aussi joué au hockey en Caroline du Sud, mais il a rapidement préféré le baseball.
« Peu importe le sport, papa m’a toujours poussé à travailler fort et je crois qu’il a certainement contribué à maximiser mon talent », souligne d’ailleurs Taj.
Évoluant à l’arrêt-court, Taj Marchand a connu un parcours phénoménal à l’école secondaire James Island Charter, à Charleston. Son petit frère Xavier, 15 ans, suit par ailleurs ses traces comme lanceur à ce même établissement.
Un contrat lucratif
Au cours de la dernière semaine, le père et son fils aîné ont voyagé jusqu’en Floride pour rencontrer l’organisation des Rays, passer les tests médicaux et, ultimement, signer le contrat. Un boni de signature aux alentours de 2,5 millions $ en raison de son rang de sélection au repêchage.
« Je suis très excité, a commenté le jeune espoir des Rays. C’est difficile pour moi de décrire à quel point je suis heureux d’être dans cette organisation. »
« Toujours là pour lui »
Taj Marchand, qui aura 18 ans le 27 juillet prochain, avait l’option de se joindre à la NCAA avec le programme de l’Université du Mississippi, mais il se sentait prêt à passer chez les professionnels.
« Je ressens évidemment beaucoup de fierté, résume Hugo. J’ai toujours essayé de l’aider du mieux possible, mais tout le crédit lui revient. Maintenant, le chemin continue et à son âge, il va peut-être avoir des années plus difficiles dans les ligues mineures, mais je serai toujours là pour lui. »
- Chez les Rays de Tampa Bay, le jeune Taj Marchand pourrait éventuellement retrouver deux Québécois sur sa route, soit le joueur de deuxième but Émilien Pitre et le lanceur gaucher Jérémy Pilon. Ceux-ci poursuivent leur développement dans cette même organisation.
La retraite du hockey à 8 ans et demi...
Si l’ancien hockeyeur Hugo Marchand avait une leçon à transmettre à tous les parents de jeunes sportifs, c’est de laisser l’enfant choisir le sport qui le passionne.
« Taj devait avoir 8 ans et demi et, un jour, il est venu me voir pour me dire pour qu’il pensait prendre sa retraite du hockey, raconte Hugo, en riant. Il croyait à tort que ç’a allait me déranger ou me décevoir, mais c’était son choix de se concentrer sur le baseball et on peut dire qu’il ne s’est pas trompé. »
Hugo rigole encore, aujourd’hui, en se souvenant que son fils avait alors utilisé le terme « retraite ».
La balle courbe
Emboîtant le pas pour parfaire le talent de son garçon au baseball, le paternel a même pris l’initiative de construire une cage de frappeurs derrière la maison familiale.
« J’avais déjà joué un peu au baseball quand j’étais plus jeune avec mes amis dans le quartier Ahuntsic, mais jamais dans une ligue, dit Hugo, amusé. J’ai donc dû apprendre à lancer quelques courbes sur le tard pour aider Taj dans son développement. »
S’il a fait sa part, Hugo convient que ce sont surtout les entraîneurs de son fils qui, au fil des ans, l’ont grandement aidé.
Grand rassemblement
Bien établi dans la région de Charleston, en Caroline du Sud, Hugo n’oublie d’ailleurs pas d’où il vient. Ses parents Jacques Marchand et Louise Chamberland vivent d’ailleurs toujours au Québec.
« On essaie de venir les visiter une fois par été, mais dans les dernières années, c’était moins facile avec le baseball », admet-il.
Pour le dernier repêchage du baseball majeur, ce sont plutôt les grands-parents qui avaient fait le voyage jusqu’en Caroline du Sud. Ils étaient d’ailleurs de 80 à 90 personnes dans un hôtel du centre-ville de Charleston, dont plusieurs coéquipiers de l’école secondaire James Island Charter, quand le nom de Taj Marchand a été appelé par les Rays de Tampa Ray au 33e rang.
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11 hours ago
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