Marc Griffin a été aux côtés de Jacques Doucet dans les dernières heures de sa vie, comme il était à ses côtés au micro pour le dernier match des Expos, le 3 octobre 2004.
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« Je l’ai vu pour la dernière fois mardi. Je le voyais régulièrement, mais là, j’ai compris que ça s’en venait. Il a été une personne tellement importante dans ma vie. C’est sûr que ça fesse fort », a souligné Griffin, au sujet de son mentor, décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.
L’ancien de l’organisation des Dodgers et des Expos a effectué une transition dans le monde des médias après sa carrière sur le terrain. De 2000 à 2004, il a été analyste aux côtés de Jacques Doucet pour les derniers moments de nos « Z’Amours ».
La triste fin des Expos
À ses yeux, l’acte final des Expos dans une défaite de 8-1 face aux Mets à New York a laissé une plaie à son confrère et ami qui n’a jamais parfaitement cicatrisé.
« Le départ des Expos lui est vraiment rentré dedans. Ça lui a fait tellement mal. Ça a été dur pour lui, parce que c’était 36 ans de sa vie à vendre le baseball et les Expos. Il s’est vraiment senti abandonné quand l’équipe est partie », a-t-il déploré.
Sans s’étendre, Griffin est revenu sur les adieux inoubliables de Doucet sur les ondes radiophoniques à la fin du match fatidique, quand sa voix, étranglée par l’émotion, avait finalement cédé.
« Je n’oublierai jamais la scène au Shea Stadium. C’est encore très émotif pour moi d’en parler et de revivre ces moments-là. Jacques avait lancé ses écouteurs et j’avais dû fermer le show», s’est-il souvenu.
Pas au Temple
Au-delà du départ des Expos, le plus triste selon Griffin est que son compagnon d’armes se soit buté aux portes du Temple de la renommée du baseball pendant tant d’années, sans jamais y entrer.
« Si les Expos étaient restés, il y aurait eu un département des relations publiques et je crois fermement que ce département aurait contribué à mousser sa candidature à Cooperstown.
« Des gens dans l’organisation auraient été en mesure d’influencer les Américains pour qu’il soit intronisé au Temple. Le départ des Expos a été doublement douloureux à ce niveau-là », a-t-il souligné.
Au bout du compte, il faudra se souvenir davantage de l’héritage de Doucet pour le baseball au Québec que d’un buste à Cooperstown.
« Jacques ne faisait pas ça pour recevoir des prix, mais celui-là, il l’aurait bien aimé. Il reste qu’il a connu une carrière extraordinaire et que sa voix va toujours raisonner. »
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