Le Belge Remco Evenepoel a montré qu’il était le nouveau patron du peloton en remportant vendredi le 15e Grand Prix de Québec, possiblement le plus rapide et difficile de l’histoire.
Vêtu d’une tuque malgré le soleil, le cycliste de 26 ans est vite tombé en amour avec la capitale nationale.
« Avec le nouveau parcours, on revenait assez vite au pied de la bosse. C’était assez dur de gérer les efforts. J’ai encore un peu de travail à faire », a-t-il lancé en songeant aux Championnats du monde dans deux semaines à Montréal.
En l’absence du Slovène Tadej Pogacar, le style défensif est demeuré sagement au vestiaire en ce 11 septembre.
Bataille féroce
Agressifs à souhait, les coureurs se sont battus comme des forcenés dès la mi-course et les principaux favoris étaient tous présents à l’avant après un véritable écrémage à la pédale.
Parfois critiqué pour son scénario prévisible, le nouveau circuit de Québec a fait baver un peloton nerveux et très actif.
Dès les premières minutes, le maire de Québec avait prédit la victoire pour Evenepoel et Bruno Marchand a choisi le bon cheval face au Français Paul Seixas.
Après s’être extirpé du groupe de tête avec un peu plus de trois tours à faire, le coureur de l’équipe Red Bull a creusé un mince écart d’au plus 20 secondes sur ses poursuivants.
Impuissants
Avec lui, ses deux adversaires n’ont rien pu faire même si Evenepoel assumait la majeure partie du travail dans le vent.
Dans la dernière ascension de la côte de la Montagne, le Belge a d’abord largué le Danois Anthon Charmig (Uno-X).
« Je dois travailler plus dur que lorsque je suis en tête. Je dois récupérer quand je prends mes relais », a expliqué Charming.
Dans un sprint à deux, Giulio Ciccone (Lidl - Trek) a dû s’avouer vaincu sur les plaines d’Abraham.
« Ça n’a pas été possible de le dépasser », a commenté l’Italien.
Derrière, Charmig a pris le troisième rang. Propulsé par son titre mondial en VTT, le Britannique Tom Pidcock a terminé quatrième.
Quinn Simmons, véritable Captain America avec un style d’enfer, a bien tenté un retour sur Evenepoel à la fin. La stratégie du coéquipier de Ciccone apparaissait surprenante mais une cinquième place a récompensé ses efforts.
À la blague
Dans la langue de Molière, Evenepoel a trouvé le moyen de faire rire la presse sur l’importance de cette victoire en sol québécois.
« Oui c’est important parce qu’il y a la guerre des frites ! » a-t-il balancé en parlant d’un affrontement entre son pays natal, la Belgique, et le Québec.
Pour cette fois, le ketchup remplacera la mayonnaise.
Dès le début de l’épreuve, six coureurs ont pris le large, mais l’avance des fuyards n’a jamais dépassé quatre minutes. Moins connus du public, les Colby Simmons, Sam Boardman, Storm Ingebrigtsen, Jonas Rutsch et Frank van den Broek n’ont jamais fait peur aux ténors déjà prêts à bondir.
Avec plus de 80 kilomètres à faire à la course, une importante cassure a permis à 28 cyclistes de croire à une possible place d’honneur.
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2 days ago
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