L’incroyable histoire de deux agents français qui ont pris d’assaut la NBA, dans un film à voir

2 weeks ago 9

Pour les cousins français Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, le terme rêve américain n’a absolument rien d’exagéré pour décrire leur fascinant parcours. De la misère jusqu’aux plus hautes sphères de la NBA, les deux agents font l’objet d’un film biographique dont tout amateur de sport devrait se régaler.

• À lire aussi : « On voit en lui un énorme potentiel » : les agents français à l’origine du film Le Rêve américain signent le géant québécois Jérémy Gohier

Le Rêve américain, c’est justement le nom du long métrage qui raconte les aventures (et mésaventures) du duo d’agents parti d’absolument rien, outre une vieille Fiesta cabossée et une sacrée dose de foi en ses rêves les plus fous.

Il y avait largement la matière pour en faire un film pour le réalisateur Anthony Marciano !

Aujourd’hui, les deux fiers fondateurs de l’agence française Comsport peuvent se targuer d’avoir signé des contrats en NBA pour une valeur avoisinant le milliard de dollars. Ils misent sur environ 180 clients, qu’il s’agisse de joueurs, de joueuses ou d’entraîneurs.

Quand ils se sont lancés tête première dans l’inconnu, au milieu des années 1990, ils ont toutefois bien plus ramé en eaux troubles que nagé dans l’argent.

« C’est maintenant l’occasion de se dire que s’il y a un film sur nous, c’est qu’on a peut-être fait du bon boulot. On est dans cet état d’esprit là, avec beaucoup d’humilité, parce qu’on est toujours resté nous-mêmes. Avoir un film sur soi, c’est assez fou », s’est extasié l’un des deux agents, Jérémy Medjana, en entrevue avec Le Journal.

Succès monstre

Les deux agents français ont eu la main heureuse en recrutant le joueur étoile Victor Wembanyama.

Les deux agents français ont eu la main heureuse en recrutant le joueur étoile Victor Wembanyama. PHOTO FOURNIE PAR COMSPORT

Pour avoir une idée plus concrète de la notoriété du duo à la tête de Comsport, il suffit de penser au joueur étoile Victor Wembanyama, le Français qui a été choisi au tout premier rang du repêchage de la NBA par les Spurs de San Antonio, en 2023.

Le géant de 7 pieds 4 pouces (2,24 m) casse tout depuis son arrivée dans la NBA et devrait conclure un pacte cet été qui lui rapportera plus de 250 millions pour les prochaines années.

C’est aussi Rudy Gobert, qui gagne actuellement 36,5 millions en moyenne par année avec les Timberwolves du Minnesota.

Pourtant, au départ, les deux compères balbutiaient à peine quelques mots d’anglais et leur réseau de contacts dans la NBA semblait rachitique, si l’on se fie au film.

« C’est romancé à 15 %, mais c’est vrai que l’essentiel du film, et ça se ressent, c’est la réalité qu’on a vécue », a assuré Medjana.

À force de persévérance

Les fondateurs de Comsport sont en compagnie de l'un de leurs plus importants poulains, le Français Rudy Gobert.

Les fondateurs de Comsport sont en compagnie de l'un de leurs plus importants poulains, le Français Rudy Gobert. PHOTO FOURNIE PAR COMSPORT

L’un des moments saisissants du film se déroule lorsque le tandem français s’amène à Chicago, pour le camp d’évaluation de la NBA, en préparation du repêchage de 2002.

Medjena et Ndiaye font des pieds et des mains pour vendre les talents de leur protégé belge, Didier Mbenga, avec les moyens du bord, sans succès. Les deux hommes, incarnés à l’écran par Jean-Pascal Zadi (Bouna Ndiaye) et Raphaël Quenard (Jérémy Medjana) semblent complètement dépassés par les événements.

« On est arrivé aux États-Unis avec ce regard d’enfant, ce regard de fan. On avait en même temps cette ambition de réussir et d’accompagner nos joueurs vers les sommets.

« C’est ça qu’il faut retenir. On aurait pu se dire que le costume était trop grand pour nous, mais ça n’a jamais été le cas », a résumé Medjana.

C’est cette résilience qui a fait en sorte que malgré tout, Mbenga est devenu leur premier client en NBA lorsque les Mavericks de Dallas l’ont embauché comme agent libre en 2004. Il a remporté par la suite le championnat avec les Lakers de Los Angeles, en 2009.

Un point tournant

Nicolas Batum, qui évolue aujourd'hui avec les Clippers de Los Angeles, a été l'un des premiers piliers signés par l'agence Comsport.

Nicolas Batum, qui évolue aujourd'hui avec les Clippers de Los Angeles, a été l'un des premiers piliers signés par l'agence Comsport. AFP

Malgré ces petits succès, Comsport en arrachait au point où l’agence a dû faire l’objet d’un rigoureux plan de redressement financier sur une période de sept ans. Comme quoi le triomphe a été savouré tardivement.

L’un des moments décisifs a été quand ils ont permis à Nicolas Batum de signer une entente de quatre ans pour 46 millions, en 2012, avec les Trail Blazers de Portland.

La négociation a pris des airs folkloriques quand Medjana, en plein sur un terrain de basketball aux États-Unis, a dû céder son téléphone à un gamin pour qu’il traduise les détails de l’offre, dans une scène aucunement romancée, selon Medjana.

« Mon anglais était vraiment nul. On a joué une partie de poker même si les chiffres, on les maîtrisait et on avait travaillé évidemment sur la valeur du joueur. Il y a plein de choses qui paraissent être des obstacles insurmontables, mais on a eu assez d’abnégation et de résilience pour croire à fond en ce rêve », s’est réjoui Medjana au sujet de cette histoire à succès irrésistible.

Son comparse, Bouna Ndiaye, est établi à Dallas depuis 2007 pour être plus proche de la réalité de ses clients, tandis que Medjana est demeuré à Paris pour continuer de découvrir le talent français et européen.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article