C’est un peu après qu’aient résonné les dernières notes de « I’ll always be there » – « je serai toujours là » –, chantées par Roch Voisine lui-même, que le cercueil de Rodger Brulotte a quitté l’église samedi, au terme d’une cérémonie funéraire privée saluant sa mémoire.
« Bon matin, bon après-midi, bonsoir mon ami. Je sais que tu es parti, mais dans nos cœurs, tu seras toujours là », venait aussi de prononcer son ami Claude Mailhot, qui animait la cérémonie.
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Celle-ci, tenue dans l’église Sainte-Thérèse-d’Avila, à Sainte-Thérèse, où l’adoré commentateur et chroniqueur avait célébré son mariage il y a 15 ans, a été à l’image de l’homme décédé à 79 ans, le 20 mars dernier.
Une cérémonie forte en émotions, mais ponctuée de quelques rires au fil des témoignages de ses proches. « Rodger, c’est le bonheur », a résumé son épouse Pascale Vallée, dans un discours touchant.
« Il est le synonyme de joie de vivre, a ajouté son patron Pierre Karl Péladeau, devenu un ami au fil des ans. [...] Avec lui, chaque moment devient un événement unique. »
Toute sa vie, Rodger Brulotte aura réuni les gens de tous les milieux, et les gens de tous les milieux s’étaient réunis pour lui offrir un dernier au revoir, samedi.
Des politiciens, comme le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, aux anciens athlètes comme l’attaquant Yvan Cournoyer, en passant par de nombreux amis et collègues, des centaines de personnes étaient venues saluer sa mémoire.
Stephen Bronfman, avec qui Rodger a travaillé pour le retour des Expos, a aussi livré un discours, dans lequel il a associé le chroniqueur aux « good old days », lui qui le connaissait depuis son enfance.
Des relents de septième manche
Rodger Brulotte voulait une fête pour saluer son départ, survenu après un combat de six mois contre le cancer. Il l’a eue, même si l’émotion était palpable dans le regard des invités.
Ainsi, Marie-Denise Pelletier, que l’homme de baseball connaissait depuis les 15 ans de la chanteuse, a invité le public à entonner avec elle « mon cher Rodger, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour ».
Et Bryan Audet a interprété Sweet Caroline, la chanson traditionnellement entonnée en septième manche durant les matchs de baseball, et que Rodger a si souvent entendue.
À sa façon
Mais l’un des moments forts de la cérémonie fut quand un enregistrement de la voix de Rodger a retenti dans la magnifique église, au son de My Way de Frank Sinatra, la chanson sur laquelle il adorait donner un spectacle et qui semble si bien le décrire.
« I’ve lived a life that’s full, I traveled each and every highway, and more, much more than this, I did it my way » [« J’ai vécu pleinement, j’ai voyagé sur chaque grande route, mais plus, plus encore, je l’ai fait à ma façon »].
« Rodger avait une phobie, c’était d’être oublié. Mais le meilleur qualificatif pour le décrire, c’est inoubliable », avait déclaré son ami Alain Chantelois, à son arrivée à l’église.
Et au fil des témoignages en sa mémoire qui se sont additionnés dans les derniers jours, faisant foi de son humanisme, de son amour pour la vie, on comprend bien le dernier hommage de son copain Claude Mailhot.
Rodger, l’ami, ou Rodger, l’homme dont la voix a égayé les soirées de tant de gens, des étés durant, ne sera jamais vraiment parti.
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2 weeks ago
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