Jon Ossoff, l'étoile montante démocrate qui se défend de vouloir devenir président

3 hours ago 7

La réélection éclatante mardi de Jon Ossoff, pas encore 40 ans, comme sénateur de Géorgie (sud-est des États-Unis) renforce son statut d’étoile montante du Parti démocrate, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle.

• À lire aussi : EN DIRECT | Élections de mi-mandat : les démocrates font basculer la Caroline du Nord, Trump de mauvaise humeur

• À lire aussi : Démocrates en avance aux élections de mi-mandat : la population veut « envoyer un signal », estime un électeur francophone

• À lire aussi : Les premiers résultats aux États-Unis pointent vers un vote sanction contre Trump

À chaque fois que la question lui est posée - lundi encore - il répète n’avoir « aucune envie » de se lancer dans la course à la Maison-Blanche.

Nombre de ses partisans rencontrés par l’AFP à Atlanta ces derniers jours l’appellent eux ouvertement de leurs vœux, comme Gracie Surface.

« Nous avons besoin de lui, besoin de sang neuf », plaide la jeune infirmière, juste après avoir voté dans la capitale de l’État.

En attendant, Jon Ossoff a été réélu confortablement sénateur face au républicain Mike Collins dans un État où Donald Trump l’avait emporté en 2024.

Forcément, un puissant coup de projecteur sur son nom, quand le Parti démocrate, relativement discret depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, se cherche un nouveau souffle.

« Voyager avec Natalie »

Pendant la campagne des élections législatives de mi-mandat, Jon Ossoff a signé une percée médiatique au cœur de l’été avec son sens de la formule.

« Il dort pendant ses réunions. Il joue au golf et il vend des actions. Il ne veut pas faire le boulot (de président). Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie dans leur palace volant (...) offert par l’émir du Qatar », lance-t-il à propos de Donald Trump au cours d’une réunion.

La petite phrase fait mouche, la séquence vidéo séduit les réseaux sociaux, et Natalie Harp, l’omniprésente, mais méconnue assistante de Donald Trump, est projetée en pleine lumière.

Au-delà de cet instant médiatique, ses partisans louent son « authenticité », son « empathie », et sa capacité à rassembler au-delà des clivages partisans.

« Il me fait penser à Obama »

« Quand il parle, il me fait penser à Barack Obama (...) il est vrai », avance Mary, sexagénaire afro-américaine venue faire du porte-à-porte.

« Ils ont tous les deux cette présence et c’est enthousiasmant, ça donne de l’espoir. Mais ils sont différents », décrit à l’AFP Joi Huff, 50 ans, qui travaille dans le secteur de la santé - un des sujets majeurs de la campagne de Jon Ossoff.

« Il est très éloquent, mais c’est difficile de comparer », tempère Jan Callum, ex-enseignant septuagénaire.

Barack Obama, figure tutélaire démocrate, a justement fait le déplacement en personne sur les terres géorgiennes de Jon Ossoff, donnant corps à un parallèle que le New York Times dessinait dès 2017.

Silhouette élancée, manches de chemise retroussées et art oratoire certain, la forme participe à alimenter la machine à comparaisons.

Catherine Urbain, communicante dans le secteur médical, se souvient d’une réunion de Kamala Harris deux ans plus tôt, où Jon Ossoff avait pris la parole. « Quand je l’ai entendu parler, je me suis dit : “Cet homme est extraordinaire.” Il va être président. Il se soucie des gens et il n’a pas peur de monter au créneau. Je trouve que c’est un des rares qui ne laissent pas Trump s’en tirer à bon compte », raconte-t-elle à l’AFP.

Sur la scène politique, son premier fait d’armes remonte à 2021 : quand il est sorti victorieux d’un duel a priori défavorable avec le sénateur républicain sortant dans un deuxième tour organisé en janvier, selon le règlement électoral local, et fait basculer la chambre haute dans l’escarcelle des démocrates, avec Raphael Warnock, devenu l’autre sénateur de Géorgie.

Né dans une famille juive d’Atlanta, Jon Ossoff est alors devenu le plus jeune sénateur de la mandature, à 33 ans.

Très tôt, il a été stagiaire auprès de John Lewis, figure américaine de la lutte pour les droits civiques, alors député. Il lui avait écrit à seize ans seulement.

Dans une première vie, Jon Ossoff réalisait des documentaires, sur la corruption en particulier.

Il en a gardé un sens certain de l’image et de la mise en scène. Au point que la presse américaine a théorisé l’« angle Ossoff », un plan en contre-plongée, regard qui porte loin, maîtrisé et flatteur.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article