Christine Fréchette s’entête et refuse net de dévoiler ses convictions personnelles sur la souveraineté du Québec. « Je suis autonomiste ! » répète-t-elle comme un mantra.
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La première ministre sortante a sorti la cassette vendredi pour éviter de répondre à la question du jour : est-elle souverainiste ou fédéraliste ?
« Je suis autonomiste. À la CAQ, on travaille à défendre et assurer la prospérité du Québec dans le cadre canadien », a-t-elle répondu à de nombreuses reprises, talonnée par les journalistes.
Cible des tirs croisés de ses rivaux libéraux et péquistes, qui réclament l’heure juste sur ses convictions, Christine Fréchette n’a pas bronché.
Alors que Charles Milliard brandit haut et fort le titre de seul chef fédéraliste de la campagne, Paul St-Pierre Plamondon estime que les Québécois ne peuvent avoir confiance en elle.
« La CAQ a été créée pour nous sortir justement des vieux débats entre souverainistes et fédéralistes », a renchéri la cheffe caquiste, ancienne employée politique du gouvernement de Pauline Marois.
Vidéo
La première ministre sortante a même publié une vidéo sur ses réseaux sociaux pour tenter de mettre le couvercle sur la marmite, sans succès.
« On m’a demandé si j’étais toujours souverainiste. Moi, je ne veux pas renier le passé, j’ai cheminé », a-t-elle dit.
Un cheminement qu’elle explique d’abord par son départ du Parti Québécois, en 2014. Christine Fréchette s’opposait alors à la controversée charte des valeurs de Bernard Drainville, qui a lui aussi reviré sa veste depuis et quitté la formation politique souverainiste.
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