Le premier ministre Mark Carney affirme avoir pris connaissance de l’entente qui doit être signée vendredi entre les États-Unis et l’Iran. Selon lui, le document d’une page et demie, qu’il qualifie de « bien structuré », pourrait changer la donne au Moyen-Orient.
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« Il s’agit d’une cessation des hostilités, d’un cessez-le-feu pour cette période de 60 jours. Mais cet accord définit une série de conditions et ce qui se passera lorsqu’elles seront remplies. Je pense qu’il est bien structuré de notre point de vue », a indiqué Mark Carney dans une entrevue accordée à Kaitlan Collins, animatrice de l’émission « The Source » à CNN.
« Je pense en fait que ce sera un game changer», a-t-il ajouté.
Selon l’ancien chef de cabinet adjoint de Brian Mulroney, Luc Lavoie, Mark Carney démontre depuis le début de son mandat une solide maîtrise des dossiers internationaux.
« C’est clair qu’il y avait un background dans les affaires internationales parce qu’il est comme un poisson dans l’eau. [...] Le voici à CNN Carney, qui est le premier à dire, c’est un game changer, c’est une entente qui est assez extraordinaire », a-t-il souligné en entrevue à l’émission Le Bilan, mardi.
Seulement un protocole
Le document qui sera signé vendredi est toutefois un protocole d’entente et non un véritable traité de paix, soulève M. Lavoie. Il souligne également que l’accord prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz et juge « absurde » la façon dont Donald Trump semble reconnaître à l’Iran un pouvoir particulier sur cette voie maritime stratégique.
« Avec ce que fait Trump à l’heure actuelle et l’entente qui est sur la table, il est en train de dire, “bien oui, c’est à eux autres le détroit”. Et c’est l’Iran qui va décider quand est-ce que les bateaux vont passer. En d’autres mots, ils se sont approprié d’un nouveau droit qui n’était pas le leur », a-t-il expliqué.
À quoi s’attendre après les 60 jours ?
Luc Lavoie rappelle qu’une période de négociations de 60 jours s’amorcera dès la signature du protocole et doute qu’un règlement définitif puisse être obtenu rapidement.
« Quand on va être au 58e, puis qu’il n’y aura pas de règlement, qu’est-ce qui va se passer ? Qu’est-ce qui va arriver ? Qu’est-ce que l’Iran va faire présentement ? Ils vont dire, “ah merci monsieur Trump, vous nous amenez la paix”? Non. Ce ne sont pas des gentils, ce ne sont pas des jojos non plus, les dirigeants de l’Iran, et ils sont en position de force comme personne n’aurait pu l’imaginer », a-t-il fait valoir.
L’analyste souligne également que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, tout en disant comprendre pourquoi Donald Trump affirme publiquement ne pas s’en préoccuper.
« Je pense que la raison pour laquelle Trump dit qu’il s’en fout, c’est qu’il est en train de les perdre, effectivement, il est mieux de dire qu’il s’en fout », a-t-il ajouté.
Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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