De plus en plus de municipalités, dont Longueuil, Saint-Zotique et Saint-Amable, testent une méthode venue d’Europe pour réduire le nombre de moustiques dans les rues et les parcs. Les premiers résultats sont encourageants.
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Dans le Parc des Semis, à Longueuil, trois pièges à moustiques ont été installés près des aires de jeux.
Près de la végétation, on peut ainsi apercevoir une boîte argentée, à peine plus haute qu’un enfant, qui est alimentée grâce à un panneau solaire.
Dedans, « il y a du CO2 qui imite la respiration humaine et de l’octénol qui imite la transpiration humaine », explique Claude Dessureault, directeur du développement chez Conseiller Forestier Roy, fabriquant des pièges.
À l’arrière se trouve une trappe qui aspire les moustiques attirés par le CO2 et l’octénol diffusés par le piège. Plus bas, une vitre montre la quantité d’insectes capturés.
« Actuellement, on devrait avoir entre 10 000 et 20 000 insectes de capturés dans cette borne en l’espace de deux à trois semaines », dit l’expert.
Réduire leur nombre
Chaque piège, installé de mai à septembre, capture une infime partie des moustiques. Le but n’est pas de tous les éliminer.
Les citoyens rencontrés autour du parc soutiennent l’idée. « On voit ça d’un bon œil, c’est toujours désagréable de se faire piquer », dit Dominic Jalbert.
« Je me promène tous les jours dans le parc et je vois une différence, indique André Arsenault. C’est un bon investissement. »
Cette méthode, venue d’Europe, évite le recours au BTI, un larvicide utilisé contre les moustiques, dont l’utilisation est de plus en plus restreinte.
1500 $ par an
Le projet pilote à Longueuil a été lancé en 2022. Son territoire compte aujourd’hui 34 pièges dont le coût annuel par machine s’élève à 1500 dollars.
« À Longueuil, on a des grands boisés avec des grands milieux humides donc on a une certaine nuisance occasionnée par les moustiques », explique Nicolas Milot, analyste d’environnement à la Ville de Longueuil.
À Saint-Zotique, la méthode a vu le jour l’été passé. Les 52 pièges installés ont capturé deux millions de moustiques en une seule saison.
Ces chiffres sont encourageants pour Claude Dessureault, de Conseiller Forestier Roy, qui espère pouvoir homologuer son produit au Canada.
Cette solution pourrait intéresser d’autres municipalités. Au fil des années, le nombre de moustiques augmente au Québec en raison des réchauffements climatiques.
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1 week ago
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