«Il est temps de retourner à la table»: Doug Ford tente de calmer le jeu

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Après des attaques virulentes entre Donald Trump et lui, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a tenté de calmer le jeu, mardi.

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Lundi, M. Ford avait notamment déclaré que le président américain pouvait « lui baiser le derrière », en plus de le qualifier d’« arrogant », de « dictateur », d’« intimidateur » et de « roi de la faillite ».

Le lendemain, le premier ministre ontarien a admis, lors d’une entrevue accordée à CNN, que la guerre de mots était allée trop loin.

« Le débat s’est envenimé et est devenu personnel hier entre le président et moi. Je veux qu’on en vienne à une entente qui sera positive pour les Américains et les Canadiens. Nous sommes les deux plus grands pays du monde. Nous sommes chacun le principal client de l’autre. Il est temps de retourner à la table », a-t-il déclaré.

« Quand Donald Trump attaque notre souveraineté, nos entreprises et nos travailleurs, je ne peux pas me soumettre. Mon travail est de défendre l’Ontario et le Canada [...] Il n’attaque pas les autres pays en affirmant qu’il souhaite en faire le 51e État », a ajouté le politicien.

Trump fait mal aux Américains, dit Ford

Doug Ford martèle que la guerre commerciale fait mal au Canada et aux États-Unis et répète que les deux pays doivent s’entendre.

« Nous devons agrandir la tarte, créer plus d’emplois et d’opportunités des deux côtés de la frontière. Je pense que le président Trump veut faire mal aux Américains », commente l’élu.

Celui-ci rejette par ailleurs du revers de la main la menace de Donald Trump de rebaptiser le lac Ontario « Lac d’Amérique » et de cesser tout commerce avec la province canadienne.

L’Ontario est le premier client de 17 États américains et le deuxième de 12 autres juridictions américaines, rappelle M. Ford.

« Si l’Ontario était un pays, nous serions le troisième plus grand partenaire commercial des États-Unis », clame le premier ministre ontarien.

« Il y a neuf millions d’Américains qui se lèvent chaque matin pour produire un bien ou un service pour l’Ontario », ajoute-t-il.

Doug Ford soutient que l’attitude de Donald Trump et ses tarifs nuisent à l’économie américaine.

« Trump a fait campagne pour réduire le coût de la vie, tout coûte plus cher, des maisons jusqu’au pétrole. Il a fait campagne pour créer plus d’emplois, mais le nombre d’emplois a diminué le mois dernier alors que l’Ontario a enregistré une hausse de 52 000 emplois. C’est plus que l’ensemble des États américains », affirme le premier ministre de l’Ontario.

« Je me sens terriblement mal pour les Américains », ajoute-t-il.

Industrie automobile

Selon ce dernier, les tarifs sur le secteur automobile vont faire grimper le prix des véhicules de 5000 $ aux États-Unis.

Les ventes des véhicules américains baissent et ça va faire mal aux travailleurs de cette industrie, tout comme les tarifs sur l’acier et l’aluminium, clame Doug Ford.

Le président américain a affirmé lundi que le Canada était « l’un des pires pays avec qui faire affaire », une déclaration que s’explique mal le premier ministre ontarien, qui rappelle que le Canada et les États-Unis sont chacun le meilleur client de l’autre.

« Je ne comprends pas pourquoi il veut attaquer le Canada sans arrêt. Nous sommes les plus proches amis et alliés », déplore-t-il.

Le premier ministre ontarien assure toutefois que les Canadiens aiment toujours les Américains et les États-Unis, malgré leur profond désaccord avec Donald Trump.

Quant aux menaces de cesser de fournir les États-Unis en électricité et en énergie, Doug Ford affirme qu’il souhaite réellement en envoyer encore davantage.

« Nous voulons travailler ensemble. C’est ce que nous souhaitons, mais je ne sais pas si le président Trump est du même avis », conclut M. Ford.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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