Donald Trump a profité de son retour au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, vendredi, pour renouer avec l’une de ses cibles favorites : les médias. Au terme d’un discours de plus d’une heure, le président américain a multiplié les piques et les insultes à l’endroit de la presse, fidèle à une stratégie qu’il adopte depuis des années.
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Après avoir amorcé son allocution sur un ton conciliant, le président américain a rapidement retrouvé son style habituel en s’en prenant aux journalistes présents dans la salle.
« Cet endroit est vraiment le plus grand groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé », a-t-il lancé.
Ses nombreuses blagues ont toutefois reçu un accueil plutôt froid. Pour l’analyste politique Georges Mercier, Donald Trump est demeuré fidèle à lui-même.
« L’exercice était compliqué pour lui à la base parce que ce n’est pas quelqu’un qui est habitué à parler à des foules qui ne sont pas acquises à sa cause. Trump aime parler devant des rallyes de supporter, le support MAGA où il sait que les gens boivent ses paroles comme un élixir. Alors que là, il parle devant une salle de journalistes et il est habitué à ce que ces journalistes-là soient très durs avec lui et lui posent des questions difficiles », souligne-t-il aux ondes de LCN, samedi.
Selon l’analyste, en misant sur un discours mêlant humour et insultes, le président américain n’a fait que creuser davantage le fossé qui le sépare des médias.
« Je ne pense pas que personne n’a été surpris de ça », ajoute-t-il.
Malgré ses nombreuses attaques, Donald Trump a conclu son allocution en affirmant éprouver un « immense respect » pour les journalistes présents.
Avant de lancer une dernière pique : « Quand je serai parti, vous serez tous fauchés. »
Une relation houleuse avec les médias
La relation entre Donald Trump et la presse de Washington est depuis longtemps conflictuelle. Le président américain critique régulièrement les journalistes et s’en prend fréquemment à certains membres de la communauté médiatique.
Au cours des derniers mois, il a multiplié les attaques verbales contre plusieurs journalistes.
Au début de juin, il a notamment qualifié la journaliste de CNN Kaitlan Collins de journaliste « corrompue ». Quelques mois plus tôt, alors qu’elle l’interrogeait sur de nouveaux développements dans l’affaire Epstein, il avait plutôt commenté son apparence, affirmant ne l’avoir « jamais vu sourire ».
En avril, le président américain s’en est également pris à une journaliste de CBS News qui l’invitait à réagir aux allégations de pédophilie, de viol et de trahison contenues dans le manifeste de l’homme soupçonné d’avoir ouvert le feu lors du dîner des correspondants.
Le mois précédent, Donald Trump avait attaqué une correspondante de la Maison-Blanche, la qualifiant d’« asticot » et évoquant la possibilité de poursuivre en justice la journaliste ainsi que le New York Times.
Puis, en juin, il avait abruptement mis fin à une entrevue accordée au réseau NBC après une vive altercation avec la journaliste qui le questionnait, lui lançant notamment : « Tu es soit corrompue, soit stupide. »
Pour voir l’analyste intégrale de Georges Mercier, cliquez sur la vidéo ci-haut.
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