Un résident de Québec, condamné pour des agressions sexuelles sur des garçons de 7 et 8 ans qu’il attirait avec des jeux vidéo, a beau représenter un risque « inacceptable » pour la société, cela ne devrait pas l’empêcher d’être tout de même libéré.
« Dans votre situation, une rechute et une récidive compromettraient la sécurité du public, notamment celle de jeunes victimes », a tranché la Commission québécoise des libérations conditionnelles dans une décision rendue publique cette semaine.
Cependant, tout en refusant à Samuel Lacasse Couture l’élargissement, l’organisme a révélé que sa libération était « probable » et devait survenir imminemment, en raison des règles régissant le système correctionnel.
En janvier 2025, Lacasse Couture, âgé de 35 ans, a été condamné à 42 mois d’emprisonnement. Toutefois, en raison de la détention préventive, il ne lui restait alors qu’un peu moins de 23 mois à purger.
Jeux vidéo
Selon les informations judiciaires, l’accusé s’en était pris à deux jeunes garçons âgés de 7 et 8 ans. Dans le cas de la première victime, l’agresseur avait réussi à gagner la confiance de l’enfant, qui s’arrêtait à l’occasion chez Lacasse Couture pour flatter ses animaux.
À cela s’ajoutaient des discussions sur les jeux vidéo, jusqu’à ce que l’agresseur utilise ce prétexte pour l’inviter chez lui et l’agresser sexuellement.
« La victime a confié [...] qu’elle devait vous laisser faire, sinon, [elle] ne pourrait plus venir jouer avec la console », a indiqué la Commission.
La deuxième victime a subi des attouchements en 2023, après l’invitation de Lacasse Couture dans une chambre pour jouer à des jeux vidéo sur son cellulaire.
« Vous avez fait usage de manipulation afin d’attirer les victimes et de pouvoir faire des attouchements sexuels sur eux », a déploré la Commission. « Il s’agit de jeunes garçons vulnérables. Vous en avez profité. »
Bien que Lacasse Couture ait participé en détention à des programmes visant à sa réinsertion, la Commission lui a refusé une libération conditionnelle en affirmant que, malgré un « cheminement récent », le risque pour la société était trop élevé.
Libération d’office
Mais du même coup, elle a reconnu qu’il était « probable » qu’il soit néanmoins libéré ce mois-ci.
« Votre date de libération est imminente », a reconnu la Commission.
En effet, même si Lacasse Couture était admissible à une demande d’élargissement au tiers de sa peine, il est indiqué qu’il y avait renoncé.
Or, un détenu qui n’a pas bénéficié d’une libération conditionnelle peut obtenir une réduction de peine « jusqu’à concurrence du tiers de sa peine et être libéré à partir [des] deux tiers de sa peine », indique la Commission.
Et dans le cas de Lacasse Couture, la journée d’hier marquait justement les deux tiers de sa peine.
« Sans domicile, vous avez toujours l’intention d’aller en dépannage en maison de transition à votre libération d’office, si votre libération conditionnelle vous était refusée », a noté la Commission.
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2 weeks ago
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