L’ex-secrétaire d’État et candidate démocrate Hillary Clinton en a surpris plus d’un jeudi en se portant à la défense du plan de reconstruction de Gaza de Donald Trump.
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Dans un texte publié par le Financial Times, celle qui a affronté le républicain en 2016, qui est pourtant l’une des plus féroces critiques de l’actuel président américain, a appelé la communauté internationale à soutenir le plan de Trump, affirmant qu’il s’agissait de la seule avenue réaliste pour reconstruire le territoire largement détruit par les frappes israéliennes depuis octobre 2023.
Cette dernière estime que ce plan constitue la seule option pour amener de la stabilité et éventuellement la paix entre Israël et la Palestine.
Hillary Clinton a également défendu la création du « Conseil de la Paix » de Donald Trump, et a mis en garde le monde contre les risques de remettre en doute ce comité. L’ancienne candidate démocrate craint que le scepticisme entourant cette entité et le plan de reconstruction de Gaza ne mène à une « paralysie diplomatique ».
« Il n’y a aucune autre solution prête à prendre le relais », affirme Mme Clinton.
« Le plan en 20 points n’est pas celui que beaucoup d’entre nous auraient rédigé, mais il demeure le seul cadre bénéficiant d’un levier suffisant, d’un engagement politique adéquat et de ressources potentielles suffisantes pour amener les parties à passer à sa mise en œuvre », a-t-elle ajouté.
L’ex-secrétaire d’État croit que la crise à Gaza va se détériorer sans un plan tel que celui de Donald Trump.
« Il n’y aura aucune sécurité pour Israël et aucune piste viable pour l’autodétermination de la Palestine », prédit-elle.
Sortie étonnante
Cette prise de position de l’ancienne adversaire de Donald Trump a énormément surpris Georges Mercier, analyste et doctorant en sciences politiques au Centre de recherche international de Sciences Po Paris et à l’Université de Montréal.
« Je suis tombé en bas de ma chaise en lisant ça », a-t-il lancé vendredi en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Comme Hillary Clinton le souligne elle-même dans son texte, sa capacité à passer par-dessus son animosité envers Donald Trump devrait inspirer d’autres acteurs politiques à démontrer une ouverture envers le plan du président américain, croit l’analyste.
« Si Hillary Clinton est capable de mettre de l’eau dans son vin pour travailler avec Donald Trump, peut-être que c’est une leçon pour nous-mêmes, que oui, c’est un homme qui choque, qui dérange – on est tous d’accord là-dessus – mais à un moment, nous demeurons des Occidentaux et on devrait réapprendre à travailler ensemble », soutient Georges Mercier.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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