Ignoré par ses adversaires depuis le début de la campagne électorale, Charles Milliard a enfilé un habit de premier ministre et s’est « adressé à la nation » au sujet de la guerre tarifaire, un discours solennel généralement utilisé par les chefs d’État en temps de crise pour rejoindre directement les citoyens.
« Le Québec a traversé plusieurs crises économiques dans son histoire. C’est toujours le Parti libéral qui a su protéger les intérêts des Québécois », a dit le chef libéral, le ton grave, dans une vidéo publiée lundi sur ses réseaux sociaux .
Je tiens à m'adresser aujourd'hui à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.
Nous vivons, depuis l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, les contrecoups d'une guerre tarifaire injuste et contreproductive.
Notre économie doit faire face à une hostilité commerciale… pic.twitter.com/zy6wroTT7o
La veille, Charles Milliard accusait pourtant sa rivale caquiste, Christine Fréchette, de verser dans le « théâtre » avec sa réunion spéciale du Conseil des ministres à l’occasion de l’entrée en vigueur des contre-tarifs canadiens contre les Américains. « On aura une conférence de presse, des drapeaux, des mines basses, des gens alignés autour d’une table qui vont nous dire qu’ils sont là pour les Québécois », a-t-il même ironisé.
Dans son discours lundi à la population, il souligne que la relation commerciale avec les États-Unis a changé durablement. « Peu importe qui succédera au président Trump en 2028, la tentation des tarifs ne disparaîtra pas nécessairement. C’est ça le nouvel ordre des choses », a-t-il insisté... entouré de protocolaires fleurdelisés.
Le capitaine des rouges affirme que les huit dernières années de gouvernement de la CAQ ont « fragilisé » notre économie, une situation qui nuit actuellement à la guerre tarifaire contre Donald Trump.
« Le résultat des déficits budgétaires à répétition des sept dernières années est simple : La dette du Québec a augmenté, notre cote de crédit a diminué et notre marge de manœuvre a été réduite au moment même où nous avons le plus besoin d’investir », a-t-il déploré, sévère.
Fin de la règle du plus bas soumissionnaire
S’il prend le pouvoir, Charles Milliard s’engage notamment à rehausser la part des approvisionnements de l’État réalisés « chez-nous » et mettre fin à la sacro-sainte règle du plus bas soumissionnaire pour l’attribution des contrats publics, de manière à favoriser les entreprises québécoises.
Le chef du PLQ a terminé son allocution de huit minutes par une invitation aux Québécois, en vue du jour du scrutin. « Le 5 octobre prochain, c’est le temps de mettre fin à l’improvisation. C’est le temps de changer de vision ».
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1 week ago
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