Après quelques sondages qui le placent en territoire minoritaire, Paul St-Pierre Plamondon plaide maintenant ouvertement en faveur d’une majorité de sièges, qui lui donnerait les « coudées franches ».
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Les intentions de vote semblent se cristalliser et le Parti Québécois, toujours en tête, plafonne à 29 %, révèle le plus récent coup de sonde Léger–Le Journal–TVA.
Avec de tels résultats, la formation souverainiste obtiendrait 51 sièges, selon le site Route127.ca, en deçà des 64 députés nécessaires pour former un gouvernement majoritaire.
En point de presse mardi, le chef péquiste a plaidé en faveur d’une plus grande stabilité à la tête de l’État.
« Dans tous les domaines – santé, éducation, itinérance, état des infrastructures, bureaucratie –, la capacité d’agir est beaucoup plus grande dans un gouvernement majoritaire que dans un gouvernement minoritaire où on doit demander le consentement à l’un des partis pour essayer de faire quelque chose », a-t-il souligné.
Pour Paul St-Pierre Plamondon, il s’agira là d’un « des débats importants » d’ici la fin de la campagne électorale.
« Est-ce qu’on veut un gouvernement avec des coudées franches ou on veut un gouvernement qui a les mains liées. Ça fait partie de la réflexion qui va durer encore un bon quatre semaines », estime-t-il.
Référendum
Toutefois, l’élection d’un gouvernement minoritaire n’empêcherait pas la formation souverainiste de lancer une démarche référendaire, assure PSPP.
Le PQ aurait alors besoin de l’appui d’un autre groupe parlementaire pour faire adopter le projet de loi qui sert à déclencher le processus de consultation populaire.
« Le dialogue aura lieu avec les autres partis quant au degré de soutien, mais en effet, notre engagement n’a pas changé : c’est de consulter les Québécois dans un horizon de quatre ans, après le départ de Trump, qu’on soit minoritaire ou majoritaire », dit le chef péquiste.
Les mises en garde
Le chef conservateur, Éric Duhaime, prévient le chef péquiste qu’il n’appuierait aucunement une telle démarche.
« Je peux vous assurer d’une chose aujourd’hui : si nous obtenons la balance du pouvoir le 5 octobre prochain, nous allons bloquer tout projet de référendum », promet M. Duhaime.
Il soutient qu’en cas de gouvernement péquiste majoritaire, le Québec entrera dans la période « la plus instable politiquement » depuis très longtemps.
Charles Milliard, qui compte maintenant sur les débats nationaux pour faire sa marque auprès des électeurs, soutient aussi que les propos de M. St-Pierre Plamondon sont éclairants.
Selon lui, en disant mettre en branle un processus qui mènerait à un référendum, même s’il obtient un mandat minoritaire, le chef péquiste démontre que le jeu des alliances sera important.
« Il va s’allier à Christine Fréchette, à ses nombreux ministres souverainistes, et à Québec solidaire ? Moi, j’ai un message pour les Québécois. Si les gens ne veulent pas de référendum, il y a une seule adresse, c’est le Parti libéral du Québec », a lancé le chef libéral mardi.
– Avec Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire
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