Des ordinateurs définitivement haut de gamme, plusieurs bonnes intégrations avec les téléphones Android et une interface efficace : les premiers Googlebook m’ont laissé une excellente première impression. Ils ne sont pas pour tout le monde, évidemment, mais les utilisateurs Android qui privilégient la mobilité et qui passent constamment d’un format d’appareil à l’autre pourraient y trouver leur compte.
Les Googlebook (dont on vous parlait plus tôt cette semaine) ne sont pas encore sur le marché, mais j’ai eu l’occasion d’essayer deux des cinq premiers modèles, à la conférence annuelle Snapdragon Summit, de Qualcomm. Le Dell XPS Googlebook de 13 pouces, qui se démarque par son petit format et sa finition haut de gamme, et le HP Googlebook 14, dont l’allure se démarque moins, mais dont le format, avec un pavé tactile plus grand, est un peu plus pratique.
Voici mes premières impressions.
Des ordinateurs bien loin des Chromebook
Même s’il y a un lien de parenté entre les Googlebook et les Chromebook, il est évident au premier regard qu’il s’agit ici de deux catégories bien différentes d’appareils. Alors que les Chromebook sont généralement des appareils plus abordables que la moyenne, les Googlebook sont des modèles haut de gamme, avec des écrans haut de gamme, une bonne quantité de mémoire vive (16 ou 32 Go) et un processeur Snapdragon X Elite, qui n’est pas le plus récent, mais qui est tout de même puissant et peu énergivore.
Le Dell XPS Googlebook est d’ailleurs vendu à partir de 1699 $ au Canada, et le HP Googlebook 14 est vendu à partir de 1799 $. Je me verrais très bien utiliser les deux appareils dans ma vie de tous les jours.
Notons qu’il existe aussi des Googlebook d’Acer, Asus et Lenovo, qui sont quant à eux équipés de puces Intel Core Ultra.
Des intégrations vraiment pratiques avec son téléphone Android
Windows, et surtout macOS, offrent déjà certaines intégrations entre les téléphones et les ordinateurs portatifs, mais les Googlebook vont beaucoup plus loin. Les notifications sont unifiées, il est possible de lancer une application sur son téléphone et de l’afficher sur son PC (sans afficher tout son téléphone sur le PC, comme c’est le cas avec macOS) et les espaces de stockage sont unifiés.
Chacune de ces intégrations fonctionne bien, d’après mes premiers essais, et il s’agit, à mon avis, de la plus grande force des Googlebook.
Une IA omniprésente, mais un peu superficielle
Google a saupoudré tout son système de l’IA Gemini. On peut par exemple secouer le pointeur de la souris pour sélectionner des éléments sur l’écran et directement poser des questions à l’IA, ou encore utiliser l’IA pour créer des widgets sur l’écran d’accueil.
Dans l’ensemble, ce sont toutefois des fonctionnalités assez superficielles, qui pourraient être facilement intégrées à n’importe quel appareil (dans le cas des Widgets) ou qui ne font qu’économiser un clic de souris ou deux.
C’est bien, et je préfère l’intégration de Gemini dans les Googlebook à celle de Copilot dans les PC Windows. Mais l’IA ne transforme pas l’expérience d’utilisation non plus.
Les applications Android : l’élément limitant
Les Googlebook sont compatibles d’une manière native avec les applications Android. J’en ai essayé quelques-unes au Snapdragon Summit, comme Luminar et Balatro. Dans l’ensemble, le résultat était réussi, et les applications mobiles s’adaptaient bien à un format d’écran plus grand et à un pointeur de souris.
De nombreuses applications sont toutefois plus limitées sur mobile que sur PC, et c’est probablement la plus grande faiblesse des Googlebook. On paye le plein prix d’un ordinateur cher, sans pouvoir profiter du plein potentiel d’un ordinateur Windows, macOS ou Linux.
Bien des utilisateurs n’utilisent toutefois aucun logiciel exotique sur leur PC. Pour eux, les applications Android pourraient tout à fait être suffisantes.
Les Googlebook sont offerts par achat anticipé dès aujourd’hui, mais seront lancés au Canada le 5 octobre.
*Cet article a été rédigé dans le cadre d’un voyage de presse dont une partie des frais ont été payés par Qualcomm, sans aucun droit de regard sur son contenu.
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3 days ago
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