AUSTIN, Texas | En bon Québécois, notre accent coloré dirait que Lando Norris s’est « fait parler dans le casque » après l’accident qu’il a causé en fonçant dans son coéquipier à Singapour.
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Il y a deux semaines, lors du dernier tour de l’épreuve sprint alors qu’il roulait en cinquième position tout juste derrière Oscar Piastri qui suivait la Ferrari de Charles Leclerc, Norris a foncé dans l’intérieur du virage no 5. Sa roue avant a touché celle arrière de Piastri.
Les deux voitures orangées en tête à queue ont semé l’émoi dans le garage McLaren...
Et les foudres des patrons qui ont condamné le geste du champion du monde en titre. Le directeur de l’équipe, Andrea Stella avait vite fait savoir après la course qu’un contact semblable entre ses deux voitures était inacceptable.
Sévère réprimande
Si Norris n’a reçu aucune pénalité de la part des officiels de la FIA qui en sont venus à la conclusion qu’il s’agissait d’un « incident de course », il a mangé une sincère gratte du chef de la direction de McLaren, Zak Brown. Et ce, même s’il s’est confondu en excuses après sa manœuvre ratée qui a coûté huit points à l’équipe malgré cette 8e place à laquelle est octroyé un point.
« Je me suis fait réprimander sévèrement et plus d’une fois, a raconté Norris en point de presse avant le Grand Prix des États-Unis à propos de cette réunion d’équipe qui a bardé. On m’en a dit beaucoup, des choses. »
Au réseau britannique Sky Sports, Brown a tenté de calmer le jeu puisqu’il compte sur un duo de pilotes hyper talentueux qui se battent avec une voiture qui a remporté les deux derniers championnats du monde chez les constructeurs.
« On n’aime évidemment pas quand des accidents surviennent comme ce fut le cas à Singapour, a noté Brown. On en a discuté. J’espère que cela ne surviendra plus jamais. Mais je pourrais être naïf d’y penser, car c’est la nature de la course.
« Je sais que ce n’était pas intentionnel ou malicieux, a-t-il ajouté. Si j’allais à Las Vegas, je ne pourrais pas miser sur le fait qu’ils ne se toucheront plus, car ils sont des pilotes de course. »
Pas la première fois
Norris et Piastri se sont très souvent tiraillés sur les circuits depuis deux ans en pimentant allègrement la compétition interne. À un tel point où, tant les experts que les amateurs, on se demandait jusqu’où irait leur bagarre.
On n’a qu’à penser à cette autre crampe de cerveau de Norris lors du Grand Prix du Canada, à Montréal, en 2025. En fin de course, il avait tenté une manœuvre sur la ligne droite après la ligne de départ et arrivée. Il avait alors percuté l’arrière du bolide de Piastri et ensuite frappé le mur.
Cette bataille entre les deux pilotes a donné naissance aux « règles d’engagement papaye » (papaya rules) pour leur rappeler de prioriser l’équipe avant toute décision dans le feu de l’action.
Bonnes décisions à prendre
Dans les ordres, ils peuvent se battre pour gagner des positions tant et aussi longtemps qu’il ne coûterait pas de précieux points au classement des constructeurs.
Questionné sur ses futures intentions en pleine bagarre avec son coéquipier, Norris a confirmé que s’il voyait un espace, il foncerait.
« Je peux le faire, même si c’est Oscar. Nous pouvons encore courser, a confirmé Norris. Mais on ne peut reproduire ce qui est survenu à Singapour ou ici même, à Austin, l’an dernier. »
Ce n’était toutefois pas intentionnel, car Piastri avait été poussé par Nico Hulkenberg dans le premier virage de la course sprint. Il avait ensuite touché Norris. Les deux voitures McLaren avaient été contraintes à l’abandon.
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