La Maison-Blanche ne dit peut-être pas toute la vérité sur l’état physique de son locataire, mais la question est possiblement plus complexe qu’une simple question de transparence ou de malhonnêteté.
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La divulgation des bilans de santé de Donald Trump, et des présidents américains en général, suscite un débat éthique médical, estime le Dr Julien Cavanagh, professeur assistant de neurologie à l’Université Emory à Atlanta.
« Le président des États-Unis, même s’il est dans les fonctions qu’il occupe, garde le droit d’avoir le secret médical et de ne révéler au grand public que les informations médicales qu’il juge nécessaires. Et lorsqu’il y a un communiqué de la Maison-Blanche, très certainement, il est travaillé entre le médecin et le président et ils décident ensemble ce qui va être révélé au grand public », a-t-il expliqué en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Ce dernier ne pense toutefois pas que ses confrères mentent ou partagent de fausses informations sur l’état de santé du président américain.
« Mais il y a peut-être omission d’un certain nombre d’informations ou de certains résultats ou tout simplement de certains tests qui auraient pu revenir normaux, mais qui simplement poseraient question pour avoir été prescrits. Et donc je crains qu’il y ait des informations parcellaires et qu’on est quelque part un peu du côté de la Maison-Blanche, une illusion de transparence avec ces communiqués qui en réalité ne sont que parcellaires », clame le neurologue.
Si certains réclament la publication d’un bilan neurocognitif détaillé du président, voire des résultats d’une IRM cérébrale détaillée, d’autres s’interrogent sur l’aspect éthique de divulguer ce type d’informations.
« Quelles limites on placerait et qui déciderait ce qui est approprié comme niveau de test rendu public pour ces hommes et ces femmes ? Ça pose beaucoup de questions de vie publique, mais ça pose aussi beaucoup de questions d’éthique médicale. Et pour l’instant, le consensus, c’est qu’on respecte la vie privée, on respecte le droit au secret médical de nos hommes et de nos femmes politiques, mais que ces questions civiques, elles restent entières », résume le Dr Julien Cavanagh.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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