Christine Fréchette prendra une première pause dans sa campagne électorale pour tenir un conseil des ministres spécial, lundi, juste avant l’entrée en vigueur des contre-tarifs canadiens en réplique à la guerre tarifaire de Donald Trump.
• À lire aussi : EN DIRECT | 11e jour de campagne : voici où sont les chefs aujourd’hui
L’information d’abord rapportée par Radio-Canada a été confirmée par notre Bureau parlementaire.
Les ministres caquistes ont été convoqués pour une rencontre virtuelle en fin de journée, vers 18 :00.
À l’ordre du jour, l’impact des tarifs américains et, surtout, des contre-tarifs canadiens sur l’économie québécoise qui doivent s’appliquer à compter de minuit, mardi.
Le premier ministre canadien a choisi d’appliquer une approche « dollars pour dollars » en calquant essentiellement les droits de douane imposés par l’administration Trump. Un tarif de 15 % à 50 % s’appliquera donc sur une variété de produits en provenance des États-Unis, dont le fromage, les vêtements et les électroménagers.
Quelque 700 produits américains sont visés par cette surtaxe, pour une valeur totalisant 27,6 milliards$.
Cette stratégie avait été critiquée par la première ministre sortante, qui souhaitait une réponse plus « stratégique » en réponse à la nouvelle salve de tarifs américains.
Christine Fréchette a récemment qualifié la réponse fédérale de « problématique », sans préciser sa pensée sur le sujet.
La cheffe caquiste n’a pas d’activité publique à l’horaire aujourd’hui, mais son vice-premier ministre, Ian Lafrenière fera une tournée dans la Capitale-Nationale dimanche.
« Théâtre » et « marketing »
Les partis d’opposition ont rapidement dénoncé la décision de réunir le conseil des ministres en pleine campagne électorale.
Selon le chef libéral Charles Milliard, les Québécois vont « assister à une pièce de théâtre » lundi.
« Ce gouvernement-là, il n’a pas préparé le Québec à ce qui se passe et aux tarifs, aux contre-tarifs qui vont arriver le 8 septembre prochain », a-t-il dénoncé.
Son adversaire péquiste fait également valoir que la riposte canadienne est connue depuis le 25 août. « Il n’y a rien de nouveau », a lancé Paul St-Pierre Plamondon, en demandant de ne pas « détourner » la campagne électorale.
Même son de cloche du côté conservateur, où Éric Duhaime a qualifié la campagne caquiste de « pire campagne de diversion de notre histoire ».
« C’est décevant, mais ce n’est pas surprenant madame Fréchette, c’est une profiteuse », a affirmé le chef du PCQ, en référence à ses annonces préélectorales, notamment en compagnie du premier ministre fédéral.
La solidaire Ruba Ghazal, elle, a appelé la première ministre à en faire plus pour aider les travailleurs menacés de mises à pied en raison des nouveaux tarifs.
Double rôle
Reste à voir comment cette décision sera accueillie dans la population.
Lors des élections fédérales, au printemps 2025, le premier ministre Mark Carney avait mis sa campagne sur pause à trois reprises pour répondre aux menaces du nouveau président américain.
Malgré les critiques sur ce va-et-vient entre ses rôles de premier ministre et de chef en campagne électorale, Mark Carney l’a finalement emporté sur son adversaire conservateur le soir du scrutin.
.png)
1 week ago
10
















Bengali (BD) ·
English (US) ·