Élections de mi-mandat: voici ce qui effraye les républicains encore plus qu’une vague démocrate

1 day ago 8

Le mouvement « No Kings », et ses quelque 3000 actions et manifestations prévues samedi à travers les États-Unis, pourrait ouvrir la voie à une défaite des républicains lors des élections de mi-mandat.

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En plus de critiquer la présidence de Trump et son style autoritaire, les manifestants souhaitent mobiliser les électeurs pour affaiblir le locataire de la Maison-Blanche en donnant le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat aux démocrates.

« L’ultime pouvoir de l’électeur mécontent est d’exprimer son mécontentement sur le bulletin de vote. Et c’est doublement important dans le cadre des élections de mi-mandat où, historiquement la participation est moindre. Donc ça met une importance plus grande sur ceux qui vont voter pour avoir un impact sûr et surdimensionné. Et c’est un peu ce qu’on veut faire. Par exemple, il va y avoir des marches qui se terminent ou en direction du bureau de vote par anticipation » a expliqué Guillaume Lavoie, membre associé de la chaire Raoul-Dandurand, en entrevue à LCN, samedi.

Sur les 435 sièges en jeu à la Chambre des représentants, la lutte s’annonce serrée dans à peine 10 % d’entre eux. Au Sénat, environ 7 ou 8 postes sur les 35 disputés pourraient changer de côté et défaire la majorité républicaine.

« Alors, c’est majeur parce que véritablement, historiquement, c’est le taux de participation qui va faire la différence. Et la peur des républicains, ce n’est pas tellement que les démocrates fassent mieux que d’habitude, mais si leurs électeurs ne vont pas voter, ça pourrait donner une vague démocrate », estime le spécialiste de la politique américaine.

Un « roi » de plus en plus seul

L’attitude de Donald Trump en fait une cible du mouvement « No Kings », mais aussi un président auquel de moins en moins de républicains souhaitent être associés.

« Historiquement, dans l’histoire américaine, une des insultes les plus méchantes que l’on pouvait faire au président américain, c’est de dire qu’il tente de se prendre pour un roi. On a quand même créé les États-Unis en réponse à l’abus de la monarchie absolue. Et Trump ici, lui, est un des rares à avoir réussi à faire un paquet de choses que ses prédécesseurs, seulement en évoquant les réformes qu’il voulait faire, auraient été critiquées par le Congrès », explique Guillaume Lavoie.

Ce dernier croit que plus Donald Trump « se met dans la vitrine » pour motiver sa base MAGA, plus il motive les Américains insatisfaits de sa présidence à se rendre aux urnes.

« Plusieurs républicains présentement qui sont en campagne, si vous les coincez un peu dans une question, [...] soit ils ne parlent jamais de Donald Trump, ou maintenant ils le critiquent de plus en plus. On va critiquer sa politique de tarifs, on va critiquer la guerre en Iran », indique le membre associé de la chaire Raoul-Dandurand.

« À la fin, dire “votez pour moi, je soutiendrai toujours Donald Trump ”, comme ce fut la ligne républicaine dans les dernières élections, est une ligne aujourd’hui qui vous garantit de perdre. Alors, on voit de plus en plus des républicains tenter de se distancier de la Maison-Blanche pour survivre à la vague », ajoute-t-il.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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