Élections 2007 vs 2026 : à quel point le Québec a-t-il changé en 20 ans?

1 week ago 3

À quoi ressemblaient les promesses électorales des différents partis il y a 20 ans ? Comment les enjeux électoraux ont-ils évolué en deux décennies ? 24 heures s’est plongé dans les archives pour comparer les priorités passées des Québécois à celles qui s’annoncent déterminantes pour l’élection du 5 octobre.

• À lire aussi : Élections 2026 : le logement abordable est plus important que l’éducation pour les Québécois

Le 26 mars 2007, pour la première fois au Québec depuis 1878, les électeurs élisent un gouvernement minoritaire.

Le chef libéral Jean Charest est réélu avec une récolte de 48 sièges et 33,1 % du vote populaire. Le gouvernement sortant devance tout juste l’Action démocratique du Québec (ADQ), menée par Mario Dumont, qui récolte 30,8 % des votes et 41 sièges à l’Assemblée nationale.

Le jeune parti remplace alors le Parti Québécois (PQ) comme opposition officielle. Le PQ, dirigé par André Boisclair, enregistre sa pire performance en 37 ans.

Créé un peu plus d’un an auparavant, Québec solidaire (QS) fait son entrée aux élections provinciales, mais ne réussit à faire élire aucun député.

Près de 20 ans plus tard, le paysage politique a bien changé. Mais qu’en est-il des priorités des Québécois ?

On revient sur les principaux thèmes — en ordre d’importance — qui ont influencé le vote en 2007, alors que la santé, le coût de la vie et le logement constituent les enjeux déterminants de la campagne électorale qui bat son plein au Québec, selon les plus récents sondages.

1- La santé

La santé trônait au sommet des préoccupations des Québécois en 2007. C’est toujours le cas, selon les résultats d’un sondage Léger-Le Journal-TVA Nouvelles paru le 11 août dernier.

La campagne électorale de 2007 s’est donc déroulée dans un contexte de forte insatisfaction envers le gouvernement Charest, notamment de problèmes persistants dans le système de santé, rappelle le titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie de l’Université McGill, Éric Bélanger, dans une analyse publiée dans le Canadian Political Science Journal en avril 2008.

Les problèmes principaux de l’époque : le temps d’attente dans les urgences et le manque de médecin de famille. Des enjeux que Jean Charest et son équipe avaient promis de régler lors des élections précédentes en 2003.

Photo d'archives 

La réforme administrative tentée par le PLQ afin de démocratiser l’accès aux soins en première ligne mène à la création des Centre de santé et services sociaux (CSSS) en 2004. La mesure s’avère insuffisante.

L’implantation d’un système à deux vitesses (public-privé) était vue comme une solution par l’ADQ de Mario Dumont.

Les mêmes problèmes donnent toujours des maux de tête aux électeurs et aux décideurs, 20 ans plus tard.

En 2026, c’est au tour du Parti conservateur du Québec (PCQ) et de la CAQ de prôner une plus grande implication du privé dans le domaine de la santé.

• À lire aussi : Les pancartes électorales sont-elles vraiment aussi polluantes que les fourchettes et les pailles en plastique ?

2- L’identité québécoise

Au début de 2007, un débat enflamme le Québec depuis près d’un an : faut-il ou non accorder des « accommodements raisonnables » sur certaines règles applicables à tous pour qu’une personne ne soit pas désavantagée en raison de caractéristiques protégées par la Charte des droits et libertés, notamment la religion.

La situation s’est envenimée à la fin du mois de janvier 2007, quand la municipalité d’Hérouxville a adopté un « code de conduite » demandant aux immigrants souhaitant s’y établir de se conformer aux valeurs laïques de la majorité québécoise.

Un an plus tôt, en mars 2006, la Cour suprême du Canada avait rendu une décision autorisant le port du kirpan à l’école par de jeunes sikhs dans la région de Montréal.

Cette décision avait suscité une controverse au Québec et plusieurs autres exemples d’accommodements ou d’exceptions de nature religieuse avaient été rapportés dans les médias dans la foulée de la décision.

Mario Dumont s’était opposé aux assouplissements et avait accusé le gouvernement Charest de rester inactif dans ces dossiers. Ses critiques rejoignaient les préoccupations de la population francophone du Québec concernant l’intégration des immigrants et les accommodements.

Le débat n’a pas occupé une aussi grande place que le prévoyaient les experts pendant la campagne, mais les positions de Mario Dumont sur la laïcité et l’identité ont fortement contribué à sa percée le jour du vote, selon plusieurs analyses réalisées après coup.

La question de la souveraineté était, comme aujourd’hui, principalement portée par le PQ, qui promettait de faire un référendum dès la première année de son mandat.

À l’heure actuelle, les sondages indiquent que les enjeux relatifs à l’identité québécoise s’articulent surtout autour de la protection du français, bien que la laïcité occupe encore une place importante dans les discussions. Ils ne font toutefois pas partie du top trois des priorités électorales.

• À lire aussi : Élections provinciales : 3 leçons que Québec solidaire peut tirer de Zohran Mamdani

3- L’éducation

L’éducation occupe la troisième marche du podium des priorités électorales en 2007, notamment en raison des questions portant sur les frais de scolarité à l’université.

Les frais sont alors plafonnés à un peu plus de 55 $ par crédit depuis 1994. Les universités dénoncent la situation. Elles estiment que le gel contribue au problème chronique de leur sous-financement.

Le Parti libéral de Jean Charest et l’ADQ de Mario Dumont s’engagent à dégeler les frais s’ils sont portés au pouvoir, tandis que le PQ s’y oppose, argumentant que des milliers d’étudiants n’auraient plus les moyens d’accéder à l’université le cas échéant.

Joël Lemay / Agence QMI 

L’élection des libéraux mène à une augmentation des frais de scolarité de 50 $ par session sur une période de 5 ans. La hausse atteindra 500 $ en 2012, année pendant laquelle des milliers d’étudiants manifestent leur mécontentement lors du Printemps érable.

En 2026, l’éducation a été supplantée par le logement au troisième rang des dossiers prioritaires des Québécois, selon des sondages réalisés au début et à la fin du mois d’août.

Le débat sur les frais de scolarité n’est plus, mais la question du financement des cégeps et des universités demeure au cœur des préoccupations en éducation.

La pénurie de professeurs qualifiés, le manque de place dans les écoles et le manque d’entretien des infrastructures complètent le tableau des principaux problèmes dans le système d’éducation.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article