Du pain sur la planche à Québec pour Christine Fréchette

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La nouvelle première ministre Christine Fréchette disposera de quelques mois à peine pour amorcer des projets et mettre en branle des initiatives. Dans la région de Québec, délaissée depuis 2018, mais qu’elle place « au top de ses priorités », les attentes, dont voici un résumé, s’avèrent très grandes.

Solutions rapides pour la congestion

Christine Fréchette a promis, mercredi, d’amorcer dès les prochaines semaines les démarches visant à mettre en œuvre des solutions rapides pour lutter contre la congestion.

Avec à peine quelques mois devant elle, Mme Fréchette risque de manquer de temps. On verra bien.

Quoi qu’il en soit, dans la première phase de ce plan, Mme Fréchette a promis de continuer le réaménagement de la tête des ponts nord, du côté de Québec. Ce projet s’inscrivait parmi les grandes priorités de la CAQ lors sa première élection au gouvernement, en 2018.

La cheffe caquiste s’est aussi engagée à remplacer et abaisser le tablier du pont de Québec. Cette manœuvre permettrait le passage d’un moyen de transport lourd entre les deux rives sur cette infrastructure.

Mme Fréchette a aussi promis de construire un pont à étagement à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf.

Le report de ce projet réclamé depuis longtemps avait été annoncé l’an dernier, dans la foulée de l’abandon de l’élargissement du boulevard Robert-Bourassa.

On planifie également l’élargissement de l’autoroute 20 à Lévis, et ce même s’il est depuis longtemps démontré que l’ajout de voies ne règle pas les problèmes de congestion à moyen et long terme.

Les politiciens font cependant la sourde oreille devant un tel argument, préférant faire comme si cela n’existait pas. C’est dire à quel point le syndrome de la pépine, c’est fort !

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Pressions sur le fédéral

Le gouvernement de Christine Fréchette aura le devoir, au cours des prochains mois, de faire pression sur le gouvernement fédéral afin de faire avancer certains dossiers de Québec.

Je pense notamment à la part fédérale du financement du projet de tramway, dont les coûts ont augmenté. Mme Fréchette en a fait une de ses priorités, mercredi. On nous dit que des discussions sont en cours, mais cette situation offre des munitions à des opposants au projet et à des élus opportunistes.

Le transport en commun présente l’avantage de réduire la pollution et de soulager la congestion routière. Lorsqu’il est structurant, comme c’est le cas pour le tramway, il engendre aussi un important développement le long du tracé.

Étant donné tous ces avantages du réseau, la nouvelle première ministre devrait encourager le développement de la deuxième phase du projet, vers D’Estimauville. Elle ferait ainsi preuve d’audace et d’ambition pour Québec, et cela favoriserait la prévisibilité si chère aux élus des villes.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Du boulot au port de Québec

Le gouvernement Fréchette devra aussi faire pression sur le fédéral afin qu’il remplisse ses obligations envers les infrastructures désuètes du port de Québec, alors que plus du tiers sont centenaires.

La PDG du port, Olga Farman, a lancé à la fin de 2025 un plan de modernisation des quais à hauteur de 1,7 milliard sur 10 ans.

Et comme s’il fallait une preuve supplémentaire de l’urgence d’agir, une section du quai 25 s’est effondrée en tout début d’année. Une demande avait été faite auprès du gouvernement fédéral, il y a trois ans, afin de stabiliser l’infrastructure. La démarche était demeurée sans réponse.

Une première phase du plan de modernisation, qui se chiffre à 680 M$, concerne la reconstruction des quais du Foulon, de Beauport et de l’Estuaire.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Troisième lien

Durant la course à la chefferie, Christine Fréchette a choisi de maintenir le mirage du troisième lien, projet qui s’avère une véritable patate chaude pour la CAQ depuis 2018.

Lors de son passage à l’hôtel de ville de Québec, Mme Fréchette a réaffirmé son intention d’annuler le projet de troisième lien dans le corridor central.

En février, elle a parlé d’un tracé dans l’est, en partenariat public-privé. Elle a de nouveau promis, mercredi, de lancer un appel de propositions dès ce printemps.

Ce tracé dans l’est, le premier pour lequel la CAQ avait opté après son arrivée au pouvoir en 2018, était réclamé par plusieurs élus sur la Rive-Sud. Les conditions que Mme Fréchette a associées à la réalisation du projet ont fait dire à son rival à la chefferie, Bernard Drainville, qu’il ne se ferait jamais.

Le projet demeure par ailleurs très difficile à justifier, étant donné le peu d’achalandage anticipé, dans l’est, et le faible gain de temps (à peine cinq minutes dans le meilleur des scénarios...)

Le gouvernement a d’ailleurs modifié son argumentaire au sujet du troisième lien, depuis 2024, parlant plutôt de « sécurité économique », sans toutefois appuyer ce concept sur une étude et des données.

Photo d'archives, Agence QMI

Phase quatre de la Promenade

L’une des plus belles réalisations des dernières décennies, à Québec, consiste en l’aménagement de la promenade Samuel-De Champlain. Le magnifique parcours en bordure du Saint-Laurent a permis de redonner l’accès au fleuve aux résidents de Québec, qui en profitent abondamment.

Initiée par les libéraux, la phase trois a été achevée par le gouvernement caquiste. On attend maintenant la quatrième et dernière phase, dans l’est.

En mars, on a annoncé qu’un appel de qualification serait lancé afin de sélectionner les entreprises qui pourront participer à la réalisation de la passerelle cyclo piétonne. À terme, le projet s’étendra sur 8,1 km et intégrera la transformation de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Il s’agit d’un premier geste, mais ce projet aurait tout avantage à faire partie des priorités et sa réalisation à être accélérée. Car à ce rythme, ce n’est pas demain la veille qu’on pourra y circuler...

Illustration d'archives fournie par la CCNQ

Statut de capitale nationale

Avec à sa tête l’ex-ministre et avocat Sébastien Proulx, une large coalition d’acteurs économiques, institutionnels et universitaires de Québec a décidé de s’unir pour réclamer une réelle reconnaissance du statut de capitale nationale.

Par le biais du Projet Capitale-Nationale, piloté par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), les différents partis politiques seront invités ce printemps, dans le cadre de la campagne électorale à venir, à exprimer leurs engagements sur le maintien et le renforcement des centres décisionnels à Québec.

Durant la course à la chefferie, Christine Fréchette a fait ses devoirs en s’informant sur les dossiers et enjeux de la région. J’ai bien hâte de l’entendre à ce sujet.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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