Droit à une deuxième chance ou party des récidivistes?

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Un jour, on vous a expliqué que notre système judiciaire reposait sur le droit à une deuxième chance. C’est une idée qui me convient puisque je crois à une notion de justice axée sur la réhabilitation.

Si la justice impose des sentences trop sévères pour une première offense, il y a le risque d’obtenir le résultat inverse de ce qui est recherché. Le système pourrait prendre une personne qui a commis une bourde isolée et créer en prison des conditions pour en faire un criminel de carrière. Mauvaises fréquentations, mentalité croche, il y a tout ça en dedans.

L’idée de la peine à domicile dans mon esprit s’inscrivait au départ dans cette volonté de donner une deuxième chance. J’y voyais un outil supplémentaire fourni au juge pour traiter des cas particuliers, lorsque l’individu concerné ne représente aucun danger. Toujours dans le dessein de maximiser les chances de réhabilitation réussie.

Glissement

Le problème c’est qu’au fil des ans, la noble intention a été pervertie. Pervertie par des prisons qui débordent et qu’on souhaite soulager sans l’avouer. Pervertie par des décisions politiques comme cette loi de l’ère Trudeau pour encourager tous azimuts les peines à domicile.

Et finalement pervertie par un laxisme généralisé qui finit par s’installer lorsqu’il y a trop de cas, trop de récidivistes, trop de bonnes raisons de minimiser les peines.

Nous sommes donc passés d’un système bien intentionné qui voulait donner une deuxième chance à un système qui est la risée des criminels récidivistes. Ceux qui gagnent leur vie dans le crime finissent par voir ces sentences bonbons comme un travailleur ordinaire perçoit ses « quatre semaines de vacances ».

Des criminels qui passent cinq fois, dix fois, vingt fois devant le juge. Et ils continuent d’être admissibles à des peines relativement clémentes. Et ils continuent d’être admissibles à une libération conditionnelle.

Rire du système

Pourtant, la libération conditionnelle est censée s’appuyer sur le fait qu’on a confiance qu’après avoir purgé une partie de sa peine (un tiers par exemple), le sentencié a compris le message. Par conséquent, il ne devrait plus y être admissible dans l’avenir.

Dans la réalité, les récidivistes profitent de libérations conditionnelles à répétition. On voit passer chaque semaine dans l’actualité judiciaire des cas de crimes qui sont commis par des individus en libération conditionnelle.

Encore cette semaine, un condamné pour fraude qui commet d’autres fraudes pendant sa libération conditionnelle. Quel pied de nez au système ! C’est un cas parmi mille.

Lorsqu’un juge prononce la sentence à une personne qui en est à sa première offense, le message devrait être brutal : là, mon ami, la société vient de te donner ce qui s’appelle une deuxième chance. Si jamais tu as le malheur de revenir devant un juge, tu vas trouver ça moins drôle. C’était ça l’idée au départ.

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