Le double séisme qui a frappé le Venezuela a plongé plusieurs régions dans le chaos, selon une travailleuse humanitaire présente sur le terrain. Témoins de bâtiments effondrés, de familles sans nouvelles de leurs proches et d’importants besoins humanitaires, les équipes de secours poursuivent une véritable course contre la montre pour retrouver des survivants.
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Beatriz Armada, cheffe des opérations de l’ONG Humanité & Inclusion Venezuela, se trouvait à Caracas, la capitale, lorsque le double séisme a frappé le pays.
« Il y avait beaucoup de chaos en fait dans les premières minutes », a-t-elle raconté en entrevue à LCN, vendredi, ajoutant que les difficultés de communication ont rapidement compliqué la situation, plusieurs personnes étant incapables de joindre leurs proches.
Présente au Venezuela pour soutenir les populations vulnérables et les communautés autochtones, l’ONG décrit une situation « assez grave ». Accompagnée de son équipe, Mme Armada s’est rendue à La Guaira, située à une trentaine de minutes de Caracas, l’un des États les plus durement touchés par les deux séismes survenus mercredi.
« Là-bas, il y a plus de 100 bâtiments qui ont été détruits [...] Il y a beaucoup d’efforts communautaires et aussi des autorités pour retrouver les personnes qui sont bloquées [sous les bâtiments]. C’est assez difficile en fait pour eux, il y a pas mal de débris, ils n’arrivent pas souvent à retrouver les gens, mais on entend des gens crier qui disent leur nom, ils essaient de retrouver des personnes, enfin leur famille. C’est assez grave la situation », a-t-elle souligné.
Elle déplore également les importantes pannes de communication, qui empêchent de nombreuses familles de savoir si leurs proches sont toujours en vie.
« On parle des 920 [morts], mais la réalité est beaucoup plus que ça. Ces chiffres-là ne représentent pas vraiment la réalité. Je pense que dans les prochaines heures, le temps qu’on continue à avancer en fait dans les efforts pour retrouver les gens et les corps aussi, ça va augmenter beaucoup », a-t-elle fait valoir.
Des besoins urgents
Beatriz Armada prévoit de retourner à La Guaira samedi avec son équipe afin de poursuivre les opérations d’aide humanitaire et de répondre aux besoins les plus urgents de la population.
« Les personnes surtout, ils demandent de l’eau, de la nourriture. Ils ont besoin [de lieux pour être hébergé], ils ont besoin de kit d’hygiène parce qu’ils ont vraiment tout perdu, absolument tout. De la communication aussi, tout simplement de pouvoir essayer de retrouver, de faire les liens avec leurs familles », a-t-elle souligné.
Selon elle, il faudra plusieurs semaines pour commencer à relever les régions sinistrées. Pour l’instant, la priorité demeure toutefois le sauvetage des personnes toujours ensevelies sous les décombres.
« Nous avons encore une fenêtre qui va bientôt fermer pour pouvoir retrouver les personnes. Donc là, les premiers besoins, c’est de pouvoir appuyer les efforts communautaires et des autorités pour retrouver les personnes et aider les personnes qui sont toujours bloquées dans les différents bâtiments et essayer de sauver les vies », a-t-elle indiqué.
Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.
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