L’intelligence artificielle est de plus en plus prisée des voyageurs québécois, mais celle-ci est loin d’être infaillible et doit être utilisée avec vigilance.
Selon une étude de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 25 % des Québécois qui ont voyagé en 2025 ont eu recours à l’IA. Il s’agit d’une augmentation de 15 % par rapport à 2024.
Les plus grands utilisateurs demeurent ceux qui effectuent au moins quatre séjours à l’étranger par année. Les 18-34 ans représentent la tranche d’âge qui utilise le plus l’intelligence artificielle lorsque vient le temps de planifier leurs vacances.
« Les outils d’intelligence artificielle se positionnent de plus en plus comme des vrais assistants virtuels, donc ils vont vraiment nous assister dans des questions qu’on a, dans des questions de tous les jours », a expliqué Olivier Blais, cofondateur et vice-président intelligence artificielle chez Moov AI, en entrevue à LCN.
L’intelligence artificielle remplace de plus en plus les moteurs de recherche lorsque vient le temps de planifier un voyage.
« Des moteurs de recherche qui étaient souvent incomplets, qui étaient compliqués à utiliser, qui ne donnaient pas tout le temps toute l’information qu’on avait besoin », indique M. Blais.
« On est capable de poser des questions en langage naturel et d’obtenir des réponses, dans le fond, qui répondent directement à nos interrogations. Et ça, c’est extrêmement puissant parce qu’on est capable de pouvoir personnaliser vraiment c’est quoi le type de voyage qu’on veut rechercher ou les attraits qu’on veut rechercher et recevoir à partir des réponses qui répondent exactement à ce qu’on a établi », ajoute-t-il.
Pièges à éviter
Néanmoins, l’intelligence artificielle possède des angles morts qui doivent être considérés lors de la planification d’un voyage.
D’abord, l’IA a tendance à privilégier la pertinence d’une information plutôt que si celle-ci est récente.
Celle-ci va « aller regarder c’est quoi les liens qui sont les plus pertinents pour répondre à ma question, mais pas nécessairement les liens qui sont les plus à jour, mentionne Olivier Blais. Des fois, on peut se retrouver à se cogner le nez dans une porte qui est fermée, parce que c’était de l’information qui était moins récente ».
Ce dernier recommande de toujours demander à l’intelligence artificielle de fournir les sources de ses informations afin d’aller vérifier si celles-ci sont dépassées ou non.
L’autre faiblesse de l’intelligence artificielle, c’est sa capacité de raisonner, mentionne l’expert.
« Des fois, ce qu’on va remarquer, c’est que si on ne pose pas de questions en regardant, par exemple, un horaire qui aurait été établi par l’IA, on peut se retrouver à courir beaucoup, parce que, par exemple, ChatGPT ne remarquerait pas que ça prend plus de temps qu’anticipé que du trafic, que finalement d’aller visiter huit musées dans un après-midi, ce n’est peut-être pas ce qui le plus agréable pour quelqu’un », souligne M. Blais.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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