Avez-vous vu cela passer sur les réseaux sociaux ? Des influenceurs vendent à vos enfants un mode de vie de « fumeux de pot » à la sauce glamour.
Certains vous diront qu’ils le font pour des raisons médicales. La réalité est tout autre.
Une étude récente menée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) met en lumière des pratiques irresponsables.
On apprend que les 52 influenceurs de leur échantillon avaient diffusé 673 publications sur le cannabis en seulement trois semaines, auprès d’un public dont près du tiers est composé de jeunes de 13 à 24 ans.
Aucun discours responsabilisant, mais des images propres, esthétiques, stylées. Des jeunes souriants, euphoriques qui dansent ou s’activent dans leur quotidien. Le cannabis est présenté comme un mode de vie.
Dans la majorité des cas, le contenu faisait la promotion de marques, d’événements, de concours et même de rabais, sans jamais indiquer clairement qu’il s’agissait de publicité.
Dans les publications analysées, le cannabis est intégré à des moments de socialisation, à des contextes de détente et de relaxation, à des routines de vie et même à des pratiques associées au bien-être. Outre la substance, les jeunes consomment une image construite avec précision.
Ces influenceurs mettent en scène des expériences positives qui donnent au cannabis une valeur émotionnelle et sociale.
Cependant, en dessous du vernis, l’étude rapporte que des comportements à risque pour la santé sont fréquemment exposés et valorisés, notamment la consommation de produits à forte teneur de THC.
Et ce n’est pas sans effet !
Il faut savoir que l’exposition fréquente à des contenus valorisant la consommation de substances psychoactives, particulièrement ceux provenant d’influenceurs, est associée à l’adoption ou à l’augmentation de ces comportements chez les jeunes.
Les jeunes percolent à ce genre de contenu, car ces influenceurs ne leur vendent pas seulement un produit. Ils leur font miroiter un style de vie.
Or, la consommation précoce de cannabis peut affecter l’apprentissage, la santé mentale et le développement global des jeunes, et ce, jusqu’à 25 ans.
Bien que le Québec encadre la promotion du cannabis, ces influenceurs n’hésitent pas à en faire la publicité sur les réseaux sociaux, sachant très bien que des adolescents auront accès à leur contenu.
L’angle mort
La loi est pourtant claire. Il est interdit de faire la publicité d’un produit de cannabis, d’en promouvoir l’image, de l’associer à un mode de vie ou encore d’offrir des concours ou des avantages.
Or, c’est exactement ce que font ces personnes.
Ce que révèle cette étude, ce n’est pas seulement une dérive, mais un contournement de la loi.
Alors, que compte faire le gouvernement ? Et que ferez-vous en tant que parent ?
Le temps n’est plus à la rhétorique, mais à l’action !
Les réseaux sociaux modèlent les générations à venir et dans un monde où l’image façonne la réalité, ce qu’on laisse entrer dans l’esprit de nos jeunes finira toujours par modeler leurs choix.
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2 weeks ago
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